OpenVPN est un logiciel libre permettant de créer un réseau privé virtuel VPN.
Différents usages nécessitent l'utilisation d'un VPN
Il peut être utilisé pour simplement accéder à un serveur VPN existant ou pour mettre en place un serveur… et y accéder.
Que ce soit en configuration client ou serveur, il est possible de tout configurer en CLI ou par interface graphique.
Il faut aussi installer le support pour gnome :
sudo apt-get install network-manager-openvpn network-manager-openvpn-gnome
Dans le cas contraire, cela affiche une erreur dans la gestion de l'identité : "impossible de charger l'éditeur de connexions VPN"
Un module Webmin est disponible pour faciliter le paramétrage d'OpenVPN.
Certains diraient même que c'est a déconseiller.
Vous avez un accès VPN de type OpenVPN et vous souhaitez configurer cet accès ? Voici la procédure.
Retrouvez ces étapes en images ci-dessous (cliquez pour agrandir), issu d'un fournisseur de VPN (ce n'est pas de la pub mais un exemple) :
La première étape dans la construction d'une configuration OpenVPN 2.0 est d'établir une ICP (Infrastructure de Clés Publiques) (PKI en anglais). Une ICP fonctionne grâce à :
OpenVPN supporte une authentification bidirectionnelle basée sur les certificats, ce qui signifie que le client doit authentifier le certificat du serveur et le serveur doit authentifier le certificat du client avant qu'une confiance mutuelle puisse être établie.
Ce modèle de sécurité a un nombre de possibilités intéressante pour une utilisation en VPN :
Nous allons générer successivement un certificat/une clé de l'Autorité de Certification maître, un certificat/une clé pour le serveur et des certificats/des clés pour 3 clients différents.
Pour la gestion de l'ICP, nous utiliserons un jeu de scripts livrés avec OpenVPN.
Il faut tout d'abord ouvrir un terminal et effectuer une copie dans son dossier /home des scripts de génération de clés :
cp /usr/share/doc/openvpn/examples/easy-rsa ~/openvpn/ -R
sudo apt-get install easy-rsa make-cadir my_ca cd my_ca/
Se connecter en root :
sudo -i
Maintenant éditez le fichier vars et initialiser les variables KEY_COUNTRY, KEY_PROVINCE, KEY_CITY, KEY_ORG, and KEY_EMAIL. Ne laisser surtout pas un seul champ vide.
Il faut modifier les dernières lignes à sa convenance. Dans notre cas :
export KEY_COUNTRY=FR export KEY_PROVINCE=drome export KEY_CITY=valence export KEY_ORG=boiteinformatique export KEY_EMAIL=xxxxxxxxx@xxx.com
ln -s openssl-1.0.0.cnf openssl.cnf
On initialise les variables :
./easyrsa init-pki ./easyrsa build-ca ./easyrsa gen-req hakase-server nopass ./easyrsa sign-req server hakase-server openssl dhparam -out dh2048.pem 2048
source ./vars
On nettoie toutes les clés et certificats existants :
./clean-all
Puis, nous créons le certificat et la clé de l'Autorité de Certification Maitre (master Certificate Authority (CA) :
./build-ca
La dernière commande (build-ca
) va construire le certificat de l'Autorité de Certification et la clé en utilisant la commande interactive openssl et sortira :
''Generating a 1024 bit RSA private key'' ''............++++++'' ''...........++++++'' ''writing new private key to 'ca.key'''''-----'' ''You are about to be asked to enter information that will be incorporated into your certificate request.'' ''What you are about to enter is what is called a Distinguished Name or a DN.'' ''There are quite a few fields but you can leave some blank'' ''For some fields there will be a default value,'' ''If you enter '.', the field will be left blank.'' ''-----'' ''Country Name (2 letter code) [FR]:'' ''State or Province Name (full name) [drome]:'' ''Locality Name (eg, city) [valence]:'' ''Organization Name (eg, company) [boiteinformatique]:'' ''Organizational Unit Name (eg, section) []:'' ''Common Name (eg, your name or your server's hostname) []:'' "Name : " ''Email Address [xxxxxxxx@xxxx.com]:''
Le certificat et la clé de l'Autorité de Certification sont à présent créés : ca.crt et ca.key dans un dossier keys.
Nous allons générer un certificat et une clé privée pour le serveur :
Dans cet exemple, le nom de notre serveur est : server
./build-key-server server
Quand le Common Name est demandé, il faut entrer « server » comme le dernier paramètre entré dans la commande précédente. Puis il faut mettre un mot de passe et un nom d'entreprise (facultatif).
Suivent deux dernières questions qui requièrent des réponses positives :
Certificate is to be certified until Oct 26 21:48:37 2017 GMT (3650 days) Sign the certificate ? [y/n] :y 1 out of 1 certificate requests certified, commit ? [y/n] y
Le certificat et la clé du serveur sont à présent créés : server.crt et server.key.
Générer des certificats et des clés pour les clients est une étape similaire à l'étape précédente.
./build-key-pass
au lieu de ./build-key
.Ce qui élèvera le niveau de sécurité, dans le cadre de perte de données, de matériel, ou tout simplement à cause d'une erreur humaine4).
./easyrsa gen-req client01 nopass ./easyrsa sign-req client client01
Exemple avec un client nommé client1 :
./build-key client1
Quand le Common Name est demandé, il faudra donc entrer « client1 »
./build-key client2
./build-key client3
Il faut toujours se rappeler que pour chaque client, le champ Common Name doit être renseigné et unique.
Les certificats et les clés des clients sont créés.
ca.crt
sur la machine cliente qui génère son certificat et sa clé.
Les paramètres Diffie Hellman doivent être générés pour le serveur OpenVPN :
./easyrsa gen-dh ./easyrsa gen-crl
./build-dh
Ce qui donne :
Generating DH parameters, 1024 bit long safe prime, generator 2 This is going to take a long time .................+........................................... ...................+.............+.................+......... ...................................... etc...
Les paramètres Diffie Hellman sont copiés dans le répertoire keys : dh1024.pem
Maintenant, nous pouvons trouver les clés et les certificats fraichement générés dans le dossier keys. Suit une explication de ce que contiennent les fichiers du dossier keys.
Nom de fichier | Utile à | Utilité | Secret ? |
---|---|---|---|
ca.crt | Serveur et tous les clients | Certificat racine CA | Non |
ca.key | Clé signant la machine seulement | Clé racine CA | Oui |
dh{n}.pem | Serveur seulement | Paramètres Diffie Hellman | Non |
server.crt | Serveur seulement | Certificat serveur | Non |
server.key | Serveur seulement | Clé serveur | Oui |
client1.crt | Client1 seulement | Certificat Client1 | Non |
client1.key | Client1 seulement | Clé Client1 | Oui |
client2.crt | Client2 seulement | Certificat Client2 | Non |
client2.key | Client2 seulement | Clé Client2 | Oui |
client3.crt | Client3 seulement | Certificat Client3 | Non |
client3.key | Client3 seulement | Clé Client3 | Oui |
L'étape finale dans ce processus de génération de clés est de copier tous les fichiers sur la machine qui en a besoin, en prenant soin de les copier à travers un tunnel sûr.
Au lieu de générer les certificats et les clés clients sur le serveur, le client aurait pu générer sa propre clé privée localement, et ensuite, soumettre un CSR (Certificat Signing Request ou Demande de Signature de Certificat) à la machine qui signe les clés. A son tour, la machine signant les clés peut procéder au CSR et retourner un certificat signé au client. Tout ceci peut se faire sans avoir besoin qu'un fichier secret .key
quitte le disque dur de la machine qui l'a généré.
Copie des fichiers serveur :
cp pki/ca.crt /etc/openvpn/server/ cp pki/issued/hakase-server.crt /etc/openvpn/server/ cp pki/private/hakase-server.key /etc/openvpn/server/ cp pki/dh.pem /etc/openvpn/server/ cp pki/crl.pem /etc/openvpn/server/
cp keys/dh*.pem keys/ca.crt keys/server.crt keys/server.key /etc/openvpn/
Dans le répertoire /usr/share/doc/openvpn/examples/sample-config-files/, vous trouverez des fichiers de configuration client.conf et server.conf qui peuvent vous servir de base pour la configuration de votre serveur/vos clients.
Si vous devez travailler avec des machines sous Windows l'extension ".conf" doit être changée en ".ovpn" sur le pc Windows.
Le fichier d'exemple étant compressé : server.conf.gz, il faut procéder comme suit:
sudo zcat /usr/share/doc/openvpn/examples/sample-config-files/server.conf.gz > /etc/openvpn/server.conf
Il faut donc éditer le fichier /etc/openvpn/server.conf
Le fichier d'exemple de configuration pour le serveur est un point de départ pour une configuration serveur d'OpenVPN. Il va créer un VPN utilisant une interface réseau virtuel TUN (pour le routage), écouter les connections clients sur le port UDP 1194 (port officiel d'OpenVPN), et distribuer des adresses virtuelles aux clients se connectant depuis le réseau 10.8.0.0/24.
À présent, le fichier de configuration serveur est utilisable. Néanmoins, il est toujours possible de modifier le fichier plus en détail :
Pour faire fonctionner plusieurs instances d'OpenVPN sur la même machine, chacune utilisant un fichier de configuration différent, il faut :
cp pki/ca.crt /etc/openvpn/client/ cp pki/issued/client01.crt /etc/openvpn/client/ cp pki/private/client01.key /etc/openvpn/client/
Le fichier d'exemple de configuration du client client.conf reflète les directives mises dans le fichier server.conf.
cert
/key
. Seul le fichier ca est universel à travers le VPN (le serveur et tous les clients).dev (tun ou tap)
proto (udp ou tcp)
comp-lzo
fragment
Pour qu'OpenVPN se lance au démarrage du serveur ou du client, il faut placer le fichier de configuration au bon endroit.
Il faut également déplacer les clés et certificats dans le dossier /etc/openvpn. Sont concernés :
Premièrement, il faut vérifier que le serveur OpenVPN sera accessible depuis Internet. Ce qui signifie que :
Ensuite, il faut vérifier que l'interface TUN/TAP n'est pas derrière un pare-feu.
Pour simplifier la recherche de problèmes, il est préférable de démarrer le serveur OpenVPN depuis la ligne de commande plutôt que de démarrer le démon. Dans un terminal :
cd /etc/openvpn sudo openvpn server.conf
Un démarrage normal ressemble à ça :
Tue Oct 30 05:22:17 2007 OpenVPN 2.0.9 i486-pc-linux-gnu [SSL] [LZO] [EPOLL] built on May 21 2007 Tue Oct 30 05:22:17 2007 Diffie-Hellman initialized with 1024 bit key Tue Oct 30 05:22:17 2007 TLS-Auth MTU parms [ L:1542 D:138 EF:38 EB:0 ET:0 EL:0 ] Tue Oct 30 05:22:17 2007 TUN/TAP device tun0 opened Tue Oct 30 05:22:17 2007 ifconfig tun0 10.8.0.1 pointopoint 10.8.0.2 mtu 1500 Tue Oct 30 05:22:17 2007 route add -net 10.8.0.0 netmask 255.255.255.0 gw 10.8.0.2 Tue Oct 30 05:22:17 2007 Data Channel MTU parms [ L:1542 D:1450 EF:42 EB:23 ET:0 EL:0 AF:3/1 ] Tue Oct 30 05:22:17 2007 UDPv4 link local (bound): [undef]:1194 Tue Oct 30 05:22:17 2007 UDPv4 link remote: [undef] Tue Oct 30 05:22:17 2007 MULTI: multi_init called, r=256 v=256 Tue Oct 30 05:22:17 2007 IFCONFIG POOL: base=10.8.0.4 size=62 Tue Oct 30 05:22:17 2007 IFCONFIG POOL LIST Tue Oct 30 05:22:17 2007 Initialization Sequence Completed
Comme dans la configuration serveur, il est préférable de démarrer le client OpenVPN depuis une ligne de commande. Exemple pour le client1 configuré plus haut :
cd /etc/openvpn && sudo openvpn client.conf
Un démarrage normal d'un client doit se terminer comme sur un démarrage de serveur :
Tue Oct 30 05:22:17 2007 Initialization Sequence Completed
Une fois que vous êtes sûr que votre configuration fonctionne, vous pouvez choisir de démarrer le daemon automatiquement au démarrage du système:
sudo systemctl enable openvpn@client.service
sudo systemctl enable openvpn@server.service
. Plus globalement, la partie suivant directement le @ est le nom de votre fichier de configuration.
Maintenant, essayons de pinguer à travers le VPN depuis le client.
Dans une configuration bridgée (c'est-à-dire qu'il y a dev tap
et non dev
tun
dans server.conf
), on peut essayer de pinguer le serveur (adresse par défaut 10.8.0.1 si vous n'avez pas changé le sous-réseau attribué) :
ping 10.8.0.1
Si le ping a fonctionné, le VPN fonctionne !
Attention : pour que Windows soit d’accord d’ajouter des routes il faut impérativement qu’OpenVPN soit lancé en mode administrateur (en tout cas pour Windows 7)
puis exécuter une fenetre MS-DOS en "administrateur" et exécuter la commande suivante :
netsh firewall set icmpsetting 8 enable
Pour Windows 7, la commande à exécuter est la suivante :
netsh advfirewall firewall add rule name="All ICMP V4" protocol=icmpv4:any,any dir=in action=allow
cette commande permet d'activer le ping des interfaces réseaux.
pour désactiver le ping ensuite, il faut exécuter cette commande :
netsh firewall set icmpsetting 8 disable
Pour Windows 7, la commande à exécuter est la suivante :
netsh advfirewall firewall add rule name="All ICMP V4" protocol=icmpv4:any,any dir=in action=block
La méthode suivante a été testée pour une machine cliente en mode route. A tester pour le mode bridge ou un serveur.
Il faut configurer FireStarter pour permettre le passage du VPN au travers du firewall :
Éditez le fichier de configuration /etc/firestarter/user-pre en mode administrateur:
Ecrire ou Ajouter les lignes suivantes :
# Allow traffic on the OpenVPN interface $IPT -A INPUT -i tun+ -j ACCEPT $IPT -A OUTPUT -o tun+ -j ACCEPT
Redémarrez Firestarter
sudo /etc/init.d/firestarter restart
Pour une utilisation simple de votre VPN, et obtenir facilement l'accès à internet, il est conseillé d'utiliser le VPN en mode routé, soit tun (le mode par défaut après installation). Vous pouvez vérifier que vous utilisez bien ce mode en cherchant la ligne "dev tun" dans vos fichiers .conf client et serveur.
Avant toute chose, on s'assure que le forwarding est activé sur le serveur (à faire en root)
echo "1" > /proc/sys/net/ipv4/ip_forward
Si vous rencontrez l'erreur ip_forward e667 fsync failed, il est probable qu'il faille éditer /etc/sysctl.conf et modifier net.ipv4.ip_forward = 1
Ensuite, indiquer au serveur que l'on souhaite qui redirige le traffic des clients vers internet, en ajoutant à /etc/openvpn/server.conf :
push "redirect-gateway def1 bypass-dhcp"
Il peut être utile de préciser quel DNS utiliser, ici nous choisissons OpenDNS :
push "dhcp-option DNS 208.67.222.222" push "dhcp-option DNS 208.67.220.220"
Enfin, ajouter cette règle à iptables avec la commande suivante sur le serveur :
iptables -t nat -A POSTROUTING -s 10.8.0.0/24 -o eth0 -j MASQUERADE
Attention, cette commande n'apporte pas de changements permanents. Pour exécuter cette règle à chaque démarrage, il faut l'ajouter dans le fichier /etc/rc.local
Rédemarrez le serveur, et vous devez avoir un accès complet à internet au travers de votre VPN.
sudo service openvpn restart
Vous pouvez à présent vous connecter à l'aide du client OpenVPN (network-manager-openvpn). Il gère automatiquement les règles de routage en local pour avoir un accès complet à internet. Sinon, vous devrez le faire à la main.
Problèmes connus :
Il faut au préalable modifier le fichier de configuration du serveur.
Éditez le fichier /etc/openvpn/server.conf.
et ajoutez-y :
management localhost <un numéro de port>
Le numéro de port est libre pour peu qu'il ne soit pas utilisé par un autre service ou application.
Une fois la configuration modifiée, recharger ou redémarrez OpenVPN.
Un telnet localhost <le numéro de port> vous confirmera que tout s'est bien passé.
La commande help vous affichera la liste de commandes disponibles.
Si vous avez installé cet outil et le module d'administration d'OpenVPN, un sous-menu OpenVPN + CA a fait son apparition dans le menu Serveurs
Ainsi, depuis Webmin, il est possible :
Une fois que le VPN est opérationel entre le client et le serveur, il peut être utile d'étendre le champ du VPN pour que les clients puissent accéder à de multiples machines sur le réseau du serveur, au lieu de pouvoir accéder seulement au serveur lui-même.
Pour l'exemple, nous admettrons que le sous-réseau côté serveur est en 192.168.1.0/24
et le pool d'adresse IP du VPN est 10.8.0.0/24
comme utilisé précédemment. Pour être sûr de la configuration, il faut vérifier le fichier /etc/openvpn/server.conf.
La première chose à faire, c'est indiquer au client que le réseau 192.168.1.0/24
peut-être accessible à travers le VPN. Ceci peut-être fait facilement en utilisant la directive côté serveur suivante :
push "route 192.168.1.0 255.255.255.0"
Puis, il faut créer une route sur la passerelle réseau côté serveur pour router le sous-réseau VPN du client vers le serveur OpenVPN (seulement si le serveur OpenVPN n'est pas aussi la passerelle). Pour ceci, il faut voir la documentation de votre passerelle et lui dire que tout le trafic venant de l'extérieur sur le port attribué au VPN doit être redirigé sur le serveur OpenVPN (adresseIP:port
).
Pour le vérifier, il est possible de tester chaque interface ou le système en général :
Vérification de l'interface TUN :
cat /proc/sys/net/ipv4/conf/tun0/forwarding
Vérification de l'interface réseau (exemple pour eth0) :
cat /proc/sys/net/ipv4/conf/eth0/forwarding
Vérification de toutes les interfaces :
cat /proc/sys/net/ipv4/conf/all/forwarding
Vérification de l'IP forwarding en général :
cat /proc/sys/net/ipv4/ip_forward
Dans cette configuration, les machines sont inclues directement sans avoir à modifier quoi que ce soit.
Dans un scénario typique d'accès distant ou même d'utilisation itinérante, la machine cliente se connecte au VPN comme étant seule. Mais supposons que la machine cliente est une passerelle pour un réseau local, et que chaque machine veut être capable de router à travers le VPN.
Pour l'exemple, nous admettrons que le sous-réseau côté client est en 192.168.4.0/24, et que le client VPN utilise un certificat avec le «common name» client2
. Le but est de créer un VPN qui permettrait à chaque machine du réseau client de communiquer avec chaque machine du réseau serveur à travers le VPN.
Avant de commencer, il y a des prérequis qui doivent être suivis :
Puis, il faut modifier des configurations côté serveur. Si le fichier de configuration du serveur ne fait pas référence à un dossier de configuration client, il faut en créer un :
mkdir /etc/openvpn/ccd
(il peut être créé ailleurs mais il faudra penser à modifier à chaque fois son chemin)
Puis, dans le fichier server.conf, il faut ajouter la ligne :
client-config-dir ccd
Dans cette directive, «ccd» fait référence au répertoire qui vient d'être créé.
Quand un nouveau client se connecte au serveur OpenVPN, le processus OpenVPN va vérifier ce dossier pour y trouver un fichier qui porte le même nom que le «common name» du certificat du client. Si un fichier correspondant est trouvé, il sera lu et utilisé pour appliquer des directives supplémentaires au client.
L'étape suivant est de créer un fichier nommé «client2» dans le dossier /etc/openvpn/ccd dans lequel vous ajouterez (dans cet exemple) :
iroute 192.168.4.0 255.255.255.0
Ceci permet d'indiquer au serveur OpenVPN que le sous-réseau 192.168.4.0/24
peut être routé vers le client2
.
Dans le fichier de configuration du serveur /etc/openvpn/server.conf (et non dans ccd/client2), il faut ajouter :
route 192.168.4.0 255.255.255.0
Pourquoi mettre des informations redondantes ? « route » contrôle le routage dans le noyau vers le serveur OpenVPN (via l'interface tun) alors que «iroute» contrôle le routage depuis le serveur OpenVPN vers le client distant. Les deux sont nécessaires.
Maitenant, la question est : Est-ce que l'on veut permettre aux différents clients du VPN de dialoguer ensemble. Si c'est le cas, il faut ajouter dans le fichier de configuration du serveur /etc/openvpn/server.conf :
client-to-client push "route 192.168.4.0 255.255.255.0"
Ceci permet au serveur OpenVPN d'indiquer aux autres clients que le réseau du client2 existe.
La dernière étape, celle qui est souvent oubliée, est d'ajouter une route sur la passerelle du réseau côté serveur qui redirigera le trafic allant vers 192.168.4.0/24 vers le serveur OpenVPN (inutile si la passerelle est le serveur OpenVPN).
Pour ceci, il faut voir la documentation de votre passerelle et lui indiquer que tout le trafic allant vers 192.168.4.0/24 doit être redirigé sur le serveur OpenVPN (adresseIP:port
).
Si cette étape n'est pas faite, et qu'il faille pinguer une machine sur le réseau côté serveur depuis le 192.168.4.8, le ping sortant atteindrait probablement la machine mais ensuite, la machine ne saurait pas comment router la réponse au ping parce qu'elle n'a aucune idée de comment elle peut atteindre 192.168.4.0/24.
La règle empirique à utiliser est que le routage d'un réseau entier à travers un VPN (c'est-à-dire lorsque le serveur OpenVPN n'est pas la passerelle) nécessite que la passerelle route tous les sous-réseaux VPN vers le serveur OpenVPN.
De manière identique, si la machine client utilisant OpenVPN n'est pas la passerelle pour le réseau côté client, il faut que la passerelle côté client route tous les sous-réseaux atteignables à travers le VPN vers la machine client OpenVPN.
Ceci requiert une installation plus complexe (mais peut-être moins complexe en pratique qu'à expliquer en détails), il faut :
Le serveur OpenVPN peut attribuer une adresse automatique aux clients mais aussi toutes les options DHCP tels que les adresses des serveurs DNS ou WINS. Il faut que le client soit configuré de telle manière qu'il soit capable d'accepter ce genre d'information.
Exemple : supposons que le client veuille utiliser un serveur DNS et un serveur WINS internes à son réseau. Pour ceci, il faut ajouter au fichier de configuration du serveur OpenVPN :
push "dhcp-option DNS 192.168.1.4" push "dhcp-option DNS 192.168.1.5" push "dhcp-option WINS 192.168.1.8"
Alors que les clients peuvent facilement accéder au serveur en ayant une adresse IP dynamique, ça devient plus intéressant quand le serveur lui-même a une adresse IP publique dynamique. Bien qu'OpenVPN fonctionne très bien avec ce genre de schéma, il faut quand même configurer certaines choses.
La première étape est d'obtenir un DNS dynamique qui peut être configuré pour suivre le serveur chaque fois que l'adresse IP change. Il y a beaucoup de service de DNS dynamique disponible tel que DynDNS.
Il faudra toutefois s'assurer de la mise à jour de l'adresse IP correspondant au nom d'hôte choisi afin de pouvoir retrouver facilement le serveur VPN.
Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter pezzos.
Contributeurs : pezzos, krop (élagage, nettoyage, corrections), zedtux, nicoxinchao (ajout de la partie "Accédez à Internet), LukePerp (ajout config cas d'un fournisseur vpn).