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Installer Dapper Drake sur un iMac G3 "OldWorld"

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Mon vieil iMac vert (333 MHz, 6 Go) revit : j'ai réussi à installer Ubuntu 6.06, bien qu'il soit indiqué qu'il ne fonctionne que sur les Mac NewWorld. Preuve que non [tous les mac depuis l'iMac G3 sont des new world…]. Une condition toutefois : la RAM doit être d'au moins 256 Mo. C'est précisément le maximum accepté par cet iMac. A défaut, le démarrage commencera, péniblement, et n'aboutira qu'à un écran obstinément noir parfaitement inutile.

En bénéficiant de conseils avisés glanés sur les forums, voilà la méthode exacte qui m'a permis d'y parvenir.

Il faut d'abord

lancer le CD-Live

(commandé chez Canonical).

1. Insérer le CD, et démarrer l'iMac en appuyant sur la touche "C".

2. A l'invite "boot:", taper "Entrée" (touche "retour") ou "live" (c'est la même chose)

3. Le logo Ubuntu apparaît et la configuration automatique s'effectue. Tous les paramètres défilent et sont validés, sauf (sur mon ordinateur) "Starting PCMCIA serv." (aucune mention) et le dernier, "Starting pbbuttonsd" ("failed").

4. L'écran devient noir, après disparition du curseur clignotant dans la partie supérieure gauche.

5. La musique Ubuntu retentit, et on entend l'ordinateur tournait sans cesse (toujours dans le noir absolu).

6. Je n'ai pas attendu plus longtemps pour faire apparaître un prompteur (combinaison des touches Ctrl-Alt-F1), avec des messages d'avertissement divers. A la suite de ceux-ci, on a la ligne "ubuntu@ubuntu:~$" (ou peut-être seulement "ubuntu@ubuntu" : je ne l'ai pas noté).

7. Attention, le clavier est en QWERTY (on peut tâtonner et effacer ses erreurs sans aucun problème). On entre la première ligne de code : "sudo sed -i s/28-51/60-60/ /etc/X11/xorg.conf" (puis "retour").

8. De nouveau, on a "ubuntu@ubuntu:~$", et on complète par la 2e ligne de code : "sudo sed -i s/43-60/75-117/ /etc/X11/xorg.conf", et "retour".

9. Pour savoir si ces paramètres ont été pris en compte, on peut entrer la commande "grep -A 1 HorizSync /etc/X11/xorg.conf" + retour. Et la réponse apparaît :

HorizSync 60-60

VertRefresh 75-117

10. On quitte (combinaison des touches "Ctrl-Alt-F7") : l'écran redevient noir.

11. Aussitôt, on peut relancer le processus d'installation en combinant les touches "Ctrl-Alt-Effacer" (je note au passage que la combinaison alternative "Ctrl-Alt-Barre d'espace" préconisée sur le forum anglais d'Ubuntu ne fonctionne pas chez moi).

12. La fenêtre Ubuntu apparaît (en musique), et on accède au bureau (le "finder"), avec un fichier "Examples" et un autre "Install".

Le tout m'a pris 15 à 20 minutes, et tout fonctionne. OpenOffice est très lent, mais on travaille sur CD et le problème est résolu une fois l'installation faite sur le disque dur.

Installer Dapper drake sur le disque dur

C'est encore plus simple que l'essai du CD-Live.

1. On a vu que le bureau faisait apparaître une icône "Install"

2. J'ai pris soin de brancher les périphériques qui me seraient utiles par la suite : une FreeBox sur le port ethernet, et une imprimante sur le port USB. . Ce n'est peut-être pas impératif, puisque j'avais oublié le lecteur Zip, et celui-ci a été reconnu sans aucun problème par la suite, et sans avoir à installer quoi que ce soit.

3. J'ai cherché à obtenir l'utilisation de la langue française par défaut : il suffit d'aller dans Système → Administration → support linguistique. De la même façon, on peut avoir un clavier Mac, en allant dans système → Préférences → Clavier. Là, on clique sur le second onglet ("agencements"), on clique sur le bouton suivant la fenêtre "Modèle du clavier" (trois points), et on choisit "Macintosh". Il reste à faire en sorte que ce clavier soit en AZERTYUOP : on l'obtient en cliquant sur "Ajouter" et en retenant "Français". On ferme la fenêtre.

4. On peut alors cliquer sur l'icône "Install" pour lancer la procédure. Cinq ou six fenêtres apparaissent successivement, qu'il suffit de renseigner correctement. En cas de doute, il vaut mieux accepter ce qui est proposé par défaut. J'ai ainsi accepté l'écrasement complet et la nouvelle partition par défaut du disque dur, la taille de ce dernier ne permettant pas qu'Ubuntu cohabite avec Mac OS X. Je voulais d'ailleurs m'en débarasser, le G3 ayant parfois peine à faire fonctionner certains logiciels (NeoOffice ou OpenOffice, par exemple).

5. On redémarre, et une fois revenu sur le bureau, on peut utiliser Ubuntu et apprécier la rapidité d'OpenOffice, la facilité avec laquelle on peut installer (ou se débarrasser) de programmes, etc. C'est incroyable ce que 256 malheureux Mo peuvent arriver à faire avec l'aide Ubuntu…

Frédéric Stévenot

fredstev (at) free (point) fr



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