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PostgreSQL

Introduction

PostgreSQL est un système de gestion de bases de données (SGBD) très performant sous licence BSD dont les performances sont comparables à Oracle 9.

Il propose de très nombreuses fonctionnalités, tout en respectant les standards SQL : SQL 92, 99 et en partie la norme SQL2003. En outre, il intègre plusieurs langages embarqués (Perl, Python, Java) depuis de nombreuses années. Pour en savoir plus

Documentation

La documentation ainsi que d'autres informations sont disponibles sur le site officiel de PostgreSQL. La communauté postgresqlfr.org la reprend en français.

Installation du serveur PostgreSQL

On commence par installer le paquet postgresql.

Les paquets supplémentaires suivants seront installés : 
  libpq5 postgresql-9.1 postgresql-client-9.1 postgresql-client-common

La version installée par défaut (Precise Pangolin) est la 9.1. Il est possible d'installer une ancienne version majeure (ici la 8.4). Il faut alors le préciser à l'installation. postgresql-8.4.

Notez que l'installation ajoute l'utilisateur postgres à la liste des utilisateurs. Utilisez finger si vous souhaitez de plus amples informations sur ce nouvel utilisateur (finger est un utilitaire permettant de consulter les informations relatives aux utilisateurs système, il n'est pas installé par défaut dans ubuntu)

finger postgres

L'utilisateur postgres

PostgreSQL est un serveur qui permet de se connecter à différentes bases de données. Par défaut, seul l'utilisateur postgres peut se connecter.

Toutes les opérations d'administration se font, au départ, avec l'utilisateur postgres. À la fin de l'installation, celui-ci ne possède pas de mot de passe : c'est un utilisateur bloqué et le mieux est qu'il le reste. La première chose à faire sera de créer un nouvel utilisateur, mais pour ce faire, il faut se connecter au moins une fois en tant qu'utilisateur postgres. Pour devenir postgres et faire les opérations d'administration qui suivent, utilisez sudo :

$ sudo -i -u postgres 
Password: 

exit permettra, à la fin de cette session d'administration dans PostgreSQL, de reprendre la main en tant qu'utilisateur du système.

Il se peut que cette authentification retourne une erreur liée au fait qu'il est impossible pour postgres de lire, par exemple, le fichier ~/.bashrc (si un terminal bash est utilisé). La commande chmod ug+r ~/.bashrc exécutée avant la connexion postgres réglera ce problème.

Désormais, l'invite de commande doit mentionner que vous êtes actif en tant que postgres. Pour lancer l'outil d'administration de PostgreSQL, tapez simplement :

psql

Vous devriez obtenir quelque chose comme :

psql (9.1.5)
Type "help" for help.

postgres=# 

Si vous obtenez une erreur du type :

psql: could not connect to server: Aucun fichier ou dossier de ce type
Is the server running locally and accepting connections on Unix domain socket "/var/run/postgresql/.s.PGSQL.5432"?

Il s'agit d'une mauvaise configuration du port. Modifier le fichier /etc/postgresql/9.1/main/postgresql.conf

...
port = 5432
...

Puis redémarrez le serveur PostgreSQL:

$ sudo /etc/init.d/postgresql restart

Notez que vous avez une interface en ligne de commande, et que vous êtes connecté en tant que "root", comme l'indique le # en bout de ligne.

Cette ligne de commande sera bien sûr utilisée pour exécuter des requêtes SQL, et aussi des commandes internes à postgreSQL (elles commencent toutes par un antislash)

Petit guide de survie pour le client psql

        \h pour l'aide-mémoire des commandes SQL
        \? pour l'aide-mémoire des commandes psql
        \g ou point-virgule en fin d'instruction pour exécuter la requête
        \q pour quitter

encodage UTF-8

Ce paragraphe est optionnel

FIXME En version PostgreSQL 9.1.5, l'installateur semble avoir directement créé avec le bon codage. Cette opération semble donc être devenue inutile.

L'installateur initialise le cluster postgresql avec le support de jeux de caractères SQL_ASCII

Pour ceux qui souhaitent privilégier l'encodage UTF-8 / locale FR-fr, il faut supprimer le cluster et le recréer.

jeux de caractères par défaut

  • Connexion en tant qu'utilisateur postgres
sudo -i -u postgres
psql -l
                           List of databases
  Name    |  Owner   | Encoding  | Collate | Ctype |   Access privileges   
----------+----------+-----------+---------+-------+-----------------------
postgres  | postgres | SQL_ASCII | C       | C     | 
template0 | postgres | SQL_ASCII | C       | C     | =c/postgres          +
          |          |           |         |       | postgres=CTc/postgres
template1 | postgres | SQL_ASCII | C       | C     | =c/postgres          +
          |          |           |         |       | postgres=CTc/postgres

supprimer le cluster et le recréer

  • Identifier la version et le nom de votre cluster

pg_lsclusters

Version Cluster   Port Status Owner    Data directory                     Log file
9.1     main      5432 online postgres /var/lib/postgresql/9.1/main       /var/log/postgresql/postgresql-9.1-main.log
  • Supprimer le cluster
pg_dropcluster 9.1 main --stop
  • Créer le cluster
pg_createcluster --locale fr_FR.UTF-8 9.1 main
  • Démarrage

pg_ctlcluster 9.1 main start

Les bases systèmes seront alors conformes aux locales système

psql -l
                                List of databases
  Name    |  Owner   | Encoding |   Collate   |    Ctype    |   Access privileges   
----------+----------+----------+-------------+-------------+-----------------------
postgres  | postgres | UTF8     | fr_FR.UTF-8 | fr_FR.UTF-8 | 
template0 | postgres | UTF8     | fr_FR.UTF-8 | fr_FR.UTF-8 | =c/postgres          +
          |          |          |             |             | postgres=CTc/postgres
template1 | postgres | UTF8     | fr_FR.UTF-8 | fr_FR.UTF-8 | =c/postgres          +
          |          |          |             |             | postgres=CTc/postgres

Créer un utilisateur PostgreSQL

Méthode rapide, non sécurisée (-> privilégier la méthode décrite dans le chapitre suivant)

postgres est à psql ce que root est à Ubuntu. Il ne faut l'utiliser que pour les tâches d'administration, en aucun cas s'en servir pour un applicatif, sinon vous allez créer une faille de sécurité.

Par facilité, nous allons assimiler les utilisateurs du système à ceux qui se connecteront avec psql, mais ce n'est nullement obligatoire. Par la suite, nous supposerons que votre login système est nom_utilisateur.

Commencez par créer un nouvel utilisateur, qui portera par exemple le même nom que vous. Dans la ligne de commande ci-dessous, tapez (rappel : la partie « postgres=# » est l'invite de commande, il ne faut pas la retaper ! Ainsi, la commande ci-dessous requiert de taper « CREATE USER <nom_utilisateur>; », en remplaçant <nom_utilisateur> par un identifiant bien choisi) :

postgres=# CREATE USER <nom_utilisateur>;

N'oubliez pas le point-virgule à la fin…

Par défaut, votre nouvel utilisateur n'a aucun droit. Donnez-lui la possibilité de créer de nouvelles bases de données :

postgres=# ALTER ROLE <nom_utilisateur> WITH CREATEDB;

Ensuite, créez une base de données pour votre utilisateur. Par exemple, vous pouvez prendre comme nom : nom_utilisateur. Ainsi, la connexion sera automatique.

si une base de données possède le même nom que l'utilisateur avec lequel on se connecte alors le client psql se connecte par défaut à cette base.

postgres=# CREATE DATABASE <nom_base_de_donnee> OWNER <nom_utilisateur>;

Attribuer un mot de passe à l'utilisateur pour qu'il puisse se connecter à la base (le ENCRYPTED permet l'utilisation de md5 dans le pg_hba.conf) :

postgres=# ALTER USER <nom_utilisateur> WITH ENCRYPTED PASSWORD 'mon_mot_de_passe';

Vous pouvez maintenant quitter, "redevenir vous-même" et relancer psql directement, en étant cette fois connecté sous votre propre nom :

postgres=# \q
postgres@ubuntu:~$ exit
nom_utilisateur@ubuntu:~$ psql nom_base_de_donnee

La ligne de commande est devenue :

nom_base_de_donnee=>

Notez la transformation du # en > : vous n'êtes plus superutilisateur…

Pour aller plus loin

Méthode alternative pour créer un utilisateur

Vous pouvez aussi créer vos utilisateurs directement en ligne de commande, depuis le terminal standard, mais en étant connecté en tant que postgres, bien sûr.

Cette méthode est beaucoup plus sûre que la précédente. Tous les utilisateurs auront des mots de passe chiffrés. (Ce qui n'est pas le cas lorsque l'on emploie la méthode précédente)

Il faut d'abord modifier le fichier de configuration pour autoriser les connexions via mot de passe chiffré :

sudo nano /etc/postgresql/x.x/main/pg_hba.conf 

Remplacez "x.x" par le numéro de version de PostgreSQl installée sur votre ordinateur (exemple : 9.1).

Les utilisateurs "avancés" noteront que le fichier est amplement commenté. Voir la documentation pour plus d'informations.

Si vous modifiez les paramètres de la sécurité, avant de relancer postgresql pensez à donner un mot de passe à l'utilisateur postgres (voir plus bas)

Modifier le fichier en remplaçant ident sameuser par md5 afin d'obtenir les lignes suivantes :

...
# Database administrative login by Unix domain socket
local   all             postgres                                peer

# TYPE  DATABASE        USER            ADDRESS                 METHOD

# "local" is for Unix domain socket connections only
local   all             all                                     md5
# IPv4 local connections:
host    all             all             127.0.0.1/32            md5
# IPv6 local connections:
host    all             all             ::1/128                 md5
...

La modification des paramètres de connexion au serveur nécessite son redémarrage pour que ces derniers soient pris en compte.

$ sudo /etc/init.d/postgresql restart

ou

$ sudo pg_ctlcluster 9.1 main restart

On peut ensuite créer notre utilisateur :

$ sudo -i -u postgres
$ createuser -P <nom_utilisateur>
Enter password for new role: 
Enter it again: 
Shall the new role be a superuser? (y/n) n
Shall the new role be allowed to create databases? (y/n) y
Shall the new role be allowed to create more new roles? (y/n) y

Puis, on lui crée une base de données dédiée :

$ createdb -O <nom_utilisateur> -E UTF8 <ma_database>

Si vous avez recréé le groupe de bases de de données (cluster) avec les locales UTF8, il ne sera pas nécessaire de préciser l'option -E UTF8 car la base modèle par défaut (template1) présente déjà cet encodage

L'option -O <nom_utilisateur> est là pour préciser l'identité du propriétaire de la base <ma_database>.

Ensuite, on peut se connecter via :

$ psql -U <nom_utilisateur>
Mot de passe pour l'utilisateur <nom_utilisateur> : 

ou, si le nom de la base de l'utilisateur n'est pas le même que celui de l'utilisateur :

$ psql -U <nom_utilisateur> <nom_database_de_l_utilisateur>
Mot de passe pour l'utilisateur <nom_utilisateur> : 

Commodités d'usage

Le fichier pg_hba.conf tel que défini ci-avant exige qu'un mot de passe soit fourni pour autoriser la connexion d'un rôle postgresql (dans notre cas <nom_utilisateur>). Si vous administrez une base de données et que vous êtes amenés à effectuer fréquemment des opérations, il peut être intéressant de se faciliter les connexions.

Les variables d'environnement

Les variables d'environnement sont utilisées pour sélectionner des valeurs par défaut pour les paramètres de connexion. Les plus intéressantes à utiliser son PGUSER et PGHOST (notamment pour cette dernière si vous administrez une base qui n'est pas sur un serveur localhost).

Pour que ces variables soient systématiquement disponibles dans votre shell de commandes, il faut les ajouter dans le fichier kate ~/.profile correspondant à votre utilisateur. Les lignes à ajouter sont (à vous de défionir les variables à ajouter):

export PGHOST= <nom_hôte>
export PGUSER= <nom_utilisateur>
 ...
 

La variable PGUSER étant ainsi définie, votre connexion peut alors se résumer à

psql <nom_database>

et si vous définissez PGDATABASE, votre connexion express sera simplement

psql

il faut toujours saisir le mot de passe correspondant à l'utilisateur. Une variable PGPASSWORD existe, mais pour des raisons de sécurité, il est vivement recommandé de ne pas en faire usage.

Le fichier .pgpass

Une autre manière, ou une manière complémentaire, de se simplifier les connexions est possible avec la définition du fichier ~/.pgpass. Ce fichier n'existe pas par défaut, il vous faut donc le créer.

nano ~/.pgpass

Son contenu est simplement défini par les chaînes de connexions à utiliser.

localhost:5432:*:nomutilisateur:motdepasse 

Ceci indiquera à votre client psql que l'utilisateur nomutilisateur accompagné du mot de passe modepasse est à utiliser pour la connexion à toutes * les bases de données de votre serveur localhost sur le port 5432 (port standard postgresql). Ce fichier étant défini, la saisie du mot de passe n'est plus effectuées par l'utilisateur car il est directement fourni par les paramètres contenu dans ce fichier.

Et la sécurité ? si vous tentez une connexion

psql <nom_database>
WARNING: password file "/home/<user>/.pgpass" has group or world access; permissions should be u=rw (0600) or less

La limitation des droits d'accès à ce fichier est recommandée

chmod 0600 ~/.pgpass.

Personnalisation

Le tuning d'un serveur postgreSQL se fait grâce au fichier postgresql.conf généralement positionné dans /etc/postgresql/9.1/main/

Plusieurs paramètres sont faciles à modifier et peuvent apporter un gain de performance important:

  • shared_buffers = peut être positionné à 25% de la RAM pour un serveur dédié. Attention de ne pas trop monter ce paramètre tout de même car il faut laisser de la RAM au noyau pour gérer son cache
  • wal_buffers = il est raisonnable de la passer à 8MB
  • work_mem = à ajuster en fonction du nombre de connexion à la base, valeur entre 10MB et 100MB
  • maintenance_work_mem = mémoire allouée aux actions de maintenance. Dépend de la taille des bases et de la RAM dispo. Perso, je l'a met à 25% de la RAM
  • checkpoint_segments = mettre au moins 10
  • effective_cache_size = pour un serveur dédié compter 2/3 de la RAM

Ces quelques paramètres doivent suffire dans la majorité des cas. Si vous souhaitez aller plus loin dans le tuning de PostgreSQL, je vous conseille d'aller voir là documentation PostgreSQL (qui existe en français)

Rôles et droits

Cette notion a été effleurée car les utilisateurs dont il a été question dans les lignes ci-avant sont des rôles au sens de postgresql. Les droits affectés à ces rôles permet une gestion fine des autorisations d'accès aux différents objets de la base de données (tables, vues, fonctions, champs…)

La documentation postgresql est explicite à ce sujet, le mieux est de la consulter !

Gestion des connexions

Postgresql permet en amont des droits attribués aux rôles sur la base de données, une gestion des connexions. Celle ci est définie dans les fichiers de configuration /etc/postgresql/x.x/main/pg_hba.conf et /etc/postgresql/x.x/main/postgresql.conf dans le chapitre # CONNECTIONS AND AUTHENTICATION

La documentation complète est disponible à ces adresses

/etc/postgresql/x.x/main/postgresql.conf

/etc/postgresql/x.x/main/pg_hba.conf

ajout de contributions

Différentes contributions sont disponibles (cf la documentation PostgreSQL). Leur installation (et désinstallation) est facilitée par l'existence de paquets dédiés

sudo apt-get install postgresql-contrib
Les paquets supplémentaires suivants seront installés : 
  libossp-uuid16 postgresql-contrib-9.1

Les scripts permettant l'application de ces extensions sont disponibles dans /usr/share/postgresql/9.1/extension/*.sql L'ajout se fait par exécution du script concerné sur la base de données souhaitée.

$ psql -U <nom_utilisateur> <nom_database> -f /usr/share/postgresql/9.1/extension/<nom_extension>.sql

Créer un utilisateur en lecture seul

Pour ne permettre seulement une consultation des données par un utilisateur sans droit de modification, il faut exécuter la requête suivante:

ALTER USER <nom_utilisateur>  set default_transaction_read_only = on;

Installation de la cartouche spatiale postgis

Ce qu'est postgis

Postgis est une extension de postgresql qui permet la gestion d'objets géographiques. Concrètement la cartouche spatiale postgis ajoute au serveur :

  • la possibilité de définir le type de champ geometry
  • l'ensemble des fonctions permettant les traitements géographiques
  • la base de référence des projections géographiques spatial_ref_sys
  • la base de gestion des attributs géographiques des tables geometry_columns

Installation

Installer le paquet le paquet postgresql-9.1-postgis

Les paquets supplémentaires suivants seront installés : 
  libgeos-3.2.2 libgeos-c1 libproj0 postgis proj-data

Les scripts nécessaires à la capacitation géographique de postgresql sont installé dans le dossier /usr/share/postgresql/9.1/contrib/postgis-1.5/

Donner à une base la capacité géographique

Les scripts donnés ci-après prennent pour hypothèse qu'un nouvel utilisateur a été créé avec la méthode recommandée

Tout d'abord, créer la base de données en question

createdb -U <nom_utilisateur> <nom_base_geo>

Puis on utilser le rôle postgres (super user postgresql)

$ sudo -i -u postgres 

pour exécuter dans cet ordre les scripts suivants :

psql -f /usr/share/postgresql/9.1/contrib/postgis-1.5/postgis.sql  <nom_base_geo>
psql -f /usr/share/postgresql/9.1/contrib/postgis-1.5/spatial_ref_sys.sql  <nom_base_geo>

puis on quitte le shell postgres

exit

Si vous êtes amenés à créer plusieurs bases géographiques, il peut être intéressant de créer une base qui serve de modèle, par exemple template_postgis Il est ensuite très facile de créer une base géographique en appelant ce modèle lors de la création d'un base

createdb -U <nom_utilisateur> -T template_postgis <nom_base_geo>

Pour faire des imports et des exports (car la fonction sur phppgadmin est bancale) :

$ sudo -i -u postgres

export :

pg_dump <nom_de_la_base> > nom_de_la_base.pgdump

import:

cat  nom_de_la_base.pgdump | psql -d  nom_de_la_base

Clients graphiques

Le client pgadmin3

PgAdmin III est un outil graphique d'administration de votre serveur PostgreSQL. L'application pgAdmin III peut être utilisé pour administrer les serveurs PostgreSQL 7.3 et les versions supérieures. PgAdmin III existe pour toutes les plateformes dont, évidemment, Ubuntu, KUbuntu, XUbuntu.

PgAdmin III a été conçu pour répondre aux besoins de tous les utilisateurs, depuis la rédaction de simple requêtes SQL au développement complexe de base de données. L'interface graphique supporte toutes les fonctionnalités de PostGreSQL et permet une administration simple. L'application inclut aussi un éditeur de requête avec coloration syntaxique, un éditeur de code, un agent de gestion de tâche automatique, un support pour les réplication via Slony-I et bien d'autres fonctionnalités.

Installation du client pgadmin3

On commence par installer les paquets nécessaires : pgadmin3

sudo apt-get install pgadmin3

Cela va également installer les paquets suivants :

  • libpq4
  • libwxbase2.6-0
  • libwxgtk2.6-0
  • pgadmin3-data
Installer en 1 clic
Installer en 1 clic.
Lancement du client pgadmin3

Sous Ubuntu, pour lancer PgAdmin III, aller dans le menu ApplicationsprogrammationpgAdmin III

Remarque:

En suivant la section ci-haut "Méthode rapide, non sécurisée" pgadmin3 n'acceptera pas la connexion aux bases de données. Il faudra definir un mot de passe à l'utilisateur avant (voir la procédure sécurisée)

$ psql -d template1 -c "alter user <nom_utilisateur> with password '<votre_mot_de_passe>'"

Utilisation du client pgadmin3 via ssh

La connexion à la base de donnée necessite la création d'un tunnel

ssh -L 5555:localhost:5432 utilisateur@adresse_du_serveur

Le port 5555 correspond au port de redirection sur le port local (vous pouvez en choisir un autre). Le port 5432 correspond au port d'écoute de postgres (ne pas modifier).

Cet exemple s'entend en connexion ssh sur le port standard 22.

Si vous avez modifié le port d'écoute ssh (et vous devriez le faire pour des raisons de sécurité), utilisez cette commande : (1444 est un exemple, vous pouvez en chosir un autre).

ssh -L 5555:localhost:5432 utilisateur@nom_du_serveur -p 1444

Le serveur vous demandera votre mot de passe. Ouvrez maintenant pgadmin3

Nom : nom_de_votre_database
Hôte : localhost
Port TCP : 5555 (selon l'exemple ci-dessus)

Vous devriez être maintenant connecté

Le client phppgadmin

Installation du client phppgadmin

Il suffit d'installer le paquet phppgadmin, à condition que vous ayez un serveur Web fonctionnel et reconnaissant php.

Le serveur Web php en un clic
Installer en 1 clic.
phppgadmin en un clic
Installer en 1 clic.

Réaliser ensuite les opérations suivantes :

sudo ln -s /etc/phppgadmin/apache.conf /etc/apache2/conf.d/phppgadmin.conf
sudo mv /etc/apache2/conf.d/phppgadmin /etc/apache2/conf-available/phppgadmin.conf
sudo a2enconf phppgadmin
sudo /etc/init.d/apache2 restart

Lancement du client phppgadmin

Lance votre navigateur Web préféré à l'adresse http://localhost/phppgadmin/.

Utilisation du client phppgadmin

FIXME

Connexions vers PHP

PHP 4 : installer php4-pgsql.

PHP 5 : installer php5-pgsql.

Il faut recharger Apache après avoir installé ce module : sudo /etc/init.d/apache2 reload

php5-pdo (voir la documentation officielle pour PDO) :

sudo pear install pecl-pdo_pgsql

PHP 5.2 : cela se fait automatiquement.

FIXME : à compléter.

Pool de connexion : PgBouncer

Récupération du contenu d'une base de données après un crash serveur

Supposons que vous ayez installé sous ubuntu server une application d'entreprise s'appuyant sur une base de données postgresql (cette procédure a été testée avec redmine), et qu'un crash se produise qui rende impossible de redémarrer le serveur. Se pose alors le problème de la récupération des données. La procédure est relativement simple. Il va vous falloir:

  • Monter votre ancienne installation depuis une autre installation ou via un live cd
  • chrooter dessus
  • changer d'utilisateur pour l'utilisateur postgres
  • démarrer la base de données
  • effectuer un pg_dump pour sauvegarder la base de données.

Ceci fait, après avoir réinstallé votre application d'entreprise sur un nouveau serveur ubuntu neuf, il n'y aura plus qu'à y importer la sauvegarde. Venons en aux détails techniques.

Montage et chroot sur votre ancienne installation depuis un live CD ou depuis le nouveau serveur

sudo fdisk -l                     # pour vous aider à trouver la bonne partition
sudo mount /dev/sdYX /mnt         # montage de celle-ci en remplaçant le Y par la lettre du volume, et le X par le bon numéro de partition
sudo mount --bind /dev /mnt/dev   # lien symbolique du dossier /dev en cours d'utilisation vers le disque monté
sudo mount -t proc /proc /mnt/proc # Étape facultative?
sudo chroot /mnt                  # mise à la racine du disque monté

démarrage de la base de données, changement d'utilisateur, et sauvegarde de son contenu

Démarrez la base de données dans le chroot

service postgresql-8.4 start      # démarre postgresql dans le chroot

Si vous avez effectué le chroot depuis une installation d'Ubuntu où un serveur de base de données postgresql est déjà installé et actif, vous aurez probablement des avertissements concernant les ports non disponibles. Deux solutions existent alors, soit affecter des ports différents à l'un des deux, soit interrompre temporairement le serveur actif le temps de la sauvegarde via la commande

service postgresql-8.4 stop

Maintenant, connectez-vous en tant que postgres, et effectuez la sauvegarde.

sudo -i -u postgres                                                # change l'utilisateur courant (root) pour l'utilisateur postgres
pg_dump -f /chemin/de/sauvegarde/choisi/NOM_BDD.sql NOM_BDD     # effectue la sauvegarde de la base de données

Sortie du chroot en douceur

Au cours de ces opérations, vous avez monté des partitions et créé un chroot. Il ne faut pas oublier de les exécuter dans l'ordre inverse, si possible proprement.

exit                          # permet de cesser d'agir en tant qu'utilisateur postgres
service postgresql-8.4 stop   # permet de stopper le serveur postgresql dans le chroot
exit                          # permet de quitter le chroot
sudo umount /mnt/dev/         # désactive le lien symbolique du dossier /dev en cours d'utilisation vers le disque monté
sudo umount /mnt/proc/        # désactive le lien symbolique du dossier /proc en cours d'utilisation vers le disque monté
sudo umount /mnt/             # démontage final de l'ancienne partition d'installation du serveur

Si vous avez sauvegardé votre base de données sur la partition du chroot (ce qui est déconseillé, le volume n'étant a priori pas sûr), pensez à le copier sur un support externe avant de terminer le démontage de la partition.

Restaurer la sauvegarde sur la nouvelle installation

La restauration de la sauvegarde est très simple : connectez-vous sur votre nouvelle installation, et changez d'utilisateur pour postgres. Supprimez la base de données créée par défaut pour éviter tout conflit (une petite sauvegarde préalable de celle-ci ne fera pas de mal), recréez-la, et importez-y votre base sauvegardée :

sudo -i -u postgres                  # change l'utilisateur courant (root) pour l'utilisateur postgres
dropdb NOM_BDD                    # efface la base de données existante
createdb --owner=NOM_APPLI --encoding=utf-8 NOM_BDD         # recréée une base de données vide
psql -f /chemin/de/sauvegarde/choisi/redmine.sql NOM_BDD    # importe la base de données sauvegardée

L'option –owner=NOM_APPLI de la troisième commande suppose que vous avez configuré un utilisateur système pour votre application


Contributeurs : Yannick, Sparky, Elemmire, Aldian, Fred.


postgresql.txt · Dernière modification: Le 18/02/2014, 15:57 par 109.190.148.234
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