ubuntu-fr

Communauté francophone des utilisateurs d'Ubuntu

[[postgresql]]

Piste: » postgresql


PostgreSQL

Introduction

Postgresql est une base de données très performante sous license BSD, en fait ses performances sont comparables à Oracle 9 qui reste la base de données la plus rapide et la plus utilisée en entreprise.

Cette base de donnée est peu connue, mais elle est riche en fonctionnalités et facile d'utilisation. Elle respecte les standard SQL : SQL 92, 99 et en partie la norme SQL2003. Elle intégre plusieurs langages embarqués (perl, python, java et SQL ) depuis de nombreuses années. Pour en savoir plus

Historique

Le lien vers le : site officiel

Installation du serveur PostgreSQL

On commence par installer le paquet postgresql-8.2.

Cela va également installer les paquets suivants :

  • libpq5
  • postgresql-8.2
  • postgresql-client-8.2
  • postgresql-client-common
  • postgresql-common

Notez que l'installation ajoute l'utilisateur postgres à la liste des utilisateurs. Utiliser finger si vous souhaitez de plus amples informations sur ce nouvel utilisateur.

finger postgres

L'utilisateur postgres

PostgreSQL est un serveur qui permet de se connecter à différentes bases de données. Par défaut, seul l'utilisateur postgres peut se connecter.

Toutes les opérations d'administration se font avec l'utilisateur postgres. A la fin de l'installation, celui-ci ne possède pas de mot de passe. C'est un utilisateur bloqué et le mieux est qu'il le reste. Pour devenir postgres et faire les opérations d'administration utilisez sudo

$ sudo -s -u postgres 
Password: 

pour pouvoir commencer à utiliser PostgreSQL.

Puis tapez simplement :

psql

Vous devriez obtenir quelque chose comme :

Bienvenue dans psql 8.2.3, l'interface interactive de PostgreSQL.

Tapez:  \copyright pour les termes de distribution
        \h pour l'aide-mémoire des commandes SQL
        \? pour l'aide-mémoire des commandes psql
        \g ou point-virgule en fin d'instruction pour exécuter la requête
        \q pour quitter
postgres=# 

Notez que vous avez une interface en ligne de commande, et que vous êtes connecté en tant que "root", comme l'indique le # en bout de ligne.

Cette ligne de commande sera bien sûr utilisée pour exécuter des requêtes SQL, mais aussi des commandes internes à sql (elles commencent toutes par un antislash)

Créer un utilisateur PostgreSQL

Méthode rapide, non sécurisée

postgres est à psql ce que root est à Ubuntu. Il est préférable de ne l'utiliser que pour les tâches d'administration.

Il peut être commode d'assimiler les utilisateurs de votre système à ceux qui se connecteront avec psql, mais ce n'est nullement obligatoire. Par la suite, nous supposerons que votre login système est nom_utilisateur.

Commencez par créer un nouvel utilisateur, qui portera par exemple le même nom que vous. Dans la ligne de commande ci-dessous, tapez :

postgres=# CREATE USER <nom_utilisateur>;

N'oubliez pas le point-virgule à la fin...

Par défaut, votre nouvel utilisateur n'a aucun droit. Donnez-lui la possibilité de créer de nouvelles bases de données:

postgres=# ALTER ROLE <nom_utilisateur> WITH CREATEDB;

Ensuite, créez une base de données pour votre utilisateur. Par exemple, vous pouvez prendre comme nom : nom_utilisateur. Ainsi, la connexion sera automatique.

CREATE DATABASE <nom_utilisateur>;

Attribuer un mot de passe à l'utilisateur pour qu'il puisse se connecter à la base :

ALTER USER <nom_utilisateur> WITH ENCRYPTED PASSWORD 'mon_mot_de_passe' ;

Vous pouvez maintenant quitter, "redevenir vous même" et relancer psql directement, en étant cette fois connecté sous votre propre nom :

postgres=# \q
postgres@ubuntu:~$ su nom_utilisateur
nom_utilisateur@ubuntu:~$ psql

La ligne de commande est devenue :

nom_utilisateur=>

Notez la transformation du # en > : vous n'êtes plus superutilisateur...

Pour aller plus loin

Méthode alternative pour créer un utilisateur

Vous pouvez aussi créer vos utilisateurs directement en ligne de commande, depuis le terminal standard, mais en étant connecté en tant que postgres, bien sûr.

Cette méthode est beaucoup plus sûre que la précédente. Tous les utilisateurs auront des mots de passe, cryptés. (Ce qui n'est pas le cas lorsque l'on emploie la méthode précédente)

Il faut d'abord modifier le fichier de configuration pour autoriser les connexions via mot de passe cryptés :

sudo nano /etc/postgresql/8.2/main/pg_hba.conf 

Les utilisateurs "avancés" noteront que le fichier est amplement commnenté. Voir la documentation pour plus d'informations.

Modifier le fichier en remplaçant ident sameuser par md5 afin d'obtenir les lignes suivantes :

...
local   all         postgres                          md5
# TYPE  DATABASE    USER        CIDR-ADDRESS          METHOD
# "local" is for Unix domain socket connections only
local   all         all                               md5
# IPv4 local connections:
host    all         all         127.0.0.1/32          md5
# IPv6 local connections:
host    all         all         ::1/128               md5 

On peut ensuite créer notre utilisateur :

$ su postgres
$ createuser <nom_utilisateur>

Vous devrez ensuite répondre à une série de questions :

Le nouvel rôle est-il superutilisateur ? (o/n) n
Le nouvel rôle est-il autorisé à créer des bases de données ? (o/n) o
Le nouvel rôle est-il autorisé à créer de nouveaux rôles ? (o/n) n

En revanche, ici l'utilisateur n'est pas encore opérationnel, et il faut lui attribuer un mot de passe :

$ psql -d template1 -c "alter user <nom_utilisateur> with password '<votre_mot_de_passe>'"

Notez bien les guillemets simples autour du mot de passe ...

Puis, on lui crée une base de données dédiée :

$ createdb -O <nom_utilisateur> -E UTF8 <ma_database>

Par précaution, on ajoute un mot de passe postgres : (C'est un mot de passe POUR psql) Les utilisateurs postgres n'ont a priori rien à voir avec les utilisateurs système, mais il peut être intéressant de garder un parallèle entre les deux :

$ psql -d postgres -c "ALTER USER postgres WITH PASSWORD 'mot_de_passe'"

Il faut enfin relancer le serveur psql pour que les modifications de mots de passe soient prises en compte :

$ sudo /etc/init.d/postgresql-8.2 restart

Attention ! Le mot de passe à entrer est celui de postgres si vous êtes connecté sous ce nom-ci. (postgres a les droits d'administration standards)

Ensuite, on peut se connecter via :

$ psql -U <nom_utilisateur>
Mot de passe pour l'utilisateur <nom_utilisateur> : 
Avec postgresql-8.3 : la méthode de connexion ci-dessus ne fonctionnait pas chez moi, j'indique donc ici comment j'ai procédé pour me connecter.

$ psql -U <nom_utilisateur> <nom_database_de_l_utilisateur>
Mot de passe pour l'utilisateur <nom_utilisateur> : 

P.S. : <nom_database_de_l_utilisateur> est en fait le nom que vous avez indiqué lors de la création de la base de l'utilisateur <nom_utilisateur>.

Rôles, privilèges

En cours de rédaction ...

Gestion des connexions

En cours de rédaction ...

Clients graphiques

Le client pgadmin3

PgAdmin III est un outil graphique d'administration de votre serveur PostgreSQL. L'application pgAdmin III peut être utilisé pour administrer les serveurs PostgreSQL 7.3 et les versions supérieures. PgAdmin III existe pour toutes les plateformes dont, évidemment, Ubuntu, KUbuntu, XUbuntu.

PgAdmin III a été conçu pour répondre aux besoins de tous les utilisateurs, depuis la rédaction de simple requêtes SQL au développement complexe de base de données. L'interface graphique supporte toutes les fonctionnalités de PostGreSQL et permet une administration simple. L'application inclut aussi un éditeur de requête avec coloration syntaxique, un éditeur de code, un agent de gestion de tâche automatique, un support pour les réplication via Slony-I et bien d'autres fonctionnalités.

Installation du client pgadmin3

On commence par installer les paquets nécessaires : pgadmin3

sudo apt-get install pgadmin3

Cela va également installer les paquets suivants :

  • libpq4
  • libwxbase2.6-0
  • libwxgtk2.6-0
  • pgadmin3-data
Lancement du client pgadmin3

Sous Ubuntu, pour lancer PgAdmin III, aller dans le menu ApplicationsOutils SystèmepgAdmin III

Remarque:

En suivant la section ci-haut "Méthode rapide, non sécurisée" pgadmin3 n'acceptera pas la connexion aux bases de données. Il faudra definir un mot de passe à l'utilisateur avant (voir la procédure sécurisée)

$ psql -d template1 -c "alter user <nom_utilisateur> with password '<votre_mot_de_passe>'"

Utilisation du client pgadmin3

Le client phppgadmin

Installation du client phppgadmin

Il suffit d'installer le paquet phppgadmin, à condition que vous ayez un serveur Web fonctionnel et reconnaissant php.

Sur mon installation, apache2/php5, pgsql n'était pas reconnu. J'ai du rajouter la ligne extension=pgsql.so à la main (après celle sur mysql) dans le fichier /etc/php5/apache2/php.ini. A confirmer ou infirmer. Confirmé, chez moi idem. Et sous gutsy, comme pour phpmyadmin, il faut aussi créer le lien symbolique vers /usr/share/phppgadmin.

sudo ln -s /etc/phppgadmin/apache.conf /etc/apache2/conf.d/phppgadmin.conf

puis redemarrer apache:

sudo /etc/init.d/apache2 reload

Lancement du client phppgadmin

Lance votre navigateur Web préféré à l'adresse http://localhost/phppgadmin/.

Utilisation du client phppgadmin

FIXME

Connexions vers php

Php4 : installer php4-pgsql.

Php5 : installer php5-pgsql.

il faut recharger apache après avoir installé ce module: sudo /etc/init.d/apache2 reload

Php5-Pdo :(voir doc offciel pour Pdo)

sudo pear install pecl-pdo_pgsql

Php5 version Php 5.2 Cela se fait automatiquement

FIXME : A compléter

Postgresql 8.3

Pour ceux n'ayant pas upgradé leur ubuntu, ils peuvent installer postgresql 8.3 grâce aux backports.

Il est important de remarquer que lors de l'installation, les bases de données sont créées en unicode et qu'à cause de cela, il ne sera pas possible de créer une base de données dans un autre encodage.

La solution à ce problème est assez simple.

1. Faites un backup avec pg_dumpall

mkdir /tmp/backup
chown postgres /tmp/backup
cd /tmp/backup/
su postgres
pg_dumpall > backup.dmp

2. Recréez les fichiers d'initialisation à un autre endroit avec POSIX comme locale. Cet autre endroit doit appartenir à postgres et avoir 700 comme permission.

Si vous utilisez un backports donnez le chemin complet vers initdb
 /usr/lib/postgresql/8.3/bin/initdb  --locale=POSIX -D/var/lib/postgresql/8.3-posix/main
The files belonging to this database system will be owned by user "postgres".
This user must also own the server process.

The database cluster will be initialized with locale POSIX.
The default database encoding has accordingly been set to SQL_ASCII.
The default text search configuration will be set to "english".

fixing permissions on existing directory /var/lib/postgresql/8.3-posix/main ... ok
creating subdirectories ... ok
selecting default max_connections ... 100
selecting default shared_buffers/max_fsm_pages ... 24MB/153600
creating configuration files ... ok
creating template1 database in /var/lib/postgresql/8.3-posix/main/base/1 ... ok
initializing pg_authid ... ok
initializing dependencies ... ok
creating system views ... ok
loading system objects' descriptions ... ok
creating conversions ... ok
creating dictionaries ... ok
setting privileges on built-in objects ... ok
creating information schema ... ok
vacuuming database template1 ... ok
copying template1 to template0 ... ok
copying template1 to postgres ... ok

WARNING: enabling "trust" authentication for local connections
You can change this by editing pg_hba.conf or using the -A option the
next time you run initdb.

Success. You can now start the database server using:

    /usr/lib/postgresql/8.3/bin/postgres -D /var/lib/postgresql/8.3-posix/main
or
    /usr/lib/postgresql/8.3/bin/pg_ctl -D /var/lib/postgresql/8.3-posix/main -l logfile start


3. Changez dans le fichier de configuration le data_directory

cd /etc/postgresql/8.3/main
sudo nano postgresql.conf

Dans postgresql.conf, vous devez avoir la ligne suivante

data_directory = '/var/lib/postgresql/8.3-posix/main'

4. Relancez postgresql après avoir créer les liens des certificates et clefs (pour le SSL)

sudo -s
Password:
cd /var/lib/postgresql/8.3-posix/main
ln -s /etc/ssl/certs/ssl-cert-snakeoil.pem server.crt
ln -s /etc/postgresql-common/root.crt root.crt
ln -s /etc/ssl/private/ssl-cert-snakeoil.key server.key
/etc/init.d/postgresql-8.3 restart

5. restaurez le backup

sudo -s -u postgres
/usr/lib/postgresql/8.3/bin/psql -f /tmp/backup/backup.dmp

5. Si vous avez utilisé les backports: Postgreql 8.3 fonctionne sur le port 5433 et la version 8.2 sur le port 5432. Vous souhaitez pouvoir utiliser par défaut la version 8.3, crééez le fichier ~/.postgresqlrc, il devrait contenir

8.3     localhost:5433  *
Le fait que le server tourne en unicode et que les bases de données sont en latin1 amène des petits bugs, migrez au plus tôt vos bases de données vers unicode

Contributeurs : Yannick,Sparky


postgresql.txt · Dernière modification: Le 02/05/2008, à 11:53 par 62.129.164.247, 213.95.41.13
Le contenu de ce wiki est sous double licence : CC BY-SA et GNU FDL