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Vérification de fichiers (partition)

De quoi s'agit-il ?

Apprendre à un débutant à vérifier ses fichiers quand il le souhaite. Vous serez aussi confrontés à la problématique de vérification de fichiers si votre ordinateur plante. Au démarrage de Linux, une étape de contrôle de toutes les partitions à monter est systématiquement effectuée. En général cette étape est succinte, mais parfois, s'il y a plantage, cela peut s'avérer plus délicat.

Lorsque cette opération se lance automatiquement, vous aurez le message "routine check of drives" pendant le chargement d'Ubuntu.

Introduction

Cette page a été rédigée pour permettre de dissiper chez le débutant une inquiétude diffuse mais fréquente (le syndrome de "scandisk") et lui expliquer simplement comment adapter la fréquence de vérification à ses besoins. Pour cela, il y a deux façons de faire sous Ubuntu, la bonne et la mauvaise. Il est important de connaître les deux. Elles ont un point commun qui est l'usage de la console.

Une autre procédure, qui ne sera pas examinée ici, consiste à s'appuyer sur un Live CD ou équivalent pour effectuer la vérification souhaitée.

Un fichier important : /etc/fstab

Si fsck est le marteau (!!), le fichier /etc/fstab est l'enclume. La liste des partitions, objets des vérifications, s'y trouve. Vous pouvez la consulter en console en tapant simplement :

$ cat /etc/fstab

Elle peut être modifiée sous sudo avec un éditeur de texte.

Pour en savoir plus à ce sujet : mount et fstab : Le montage des systèmes de fichiers

Conditions d'emploi de l'interface fsck

L'interface "fsck" lance par défaut e2fsck qui ne vérifie que la ou les partitions de type ext2 et ext3. En cas d'arrêt brutal notamment, fsck lancera une vérification au démarrage suivant.

Il y a une condition impérative pour que fsck vérifie une partition : il faut que le dernier chiffre -le sixième champ- de la ligne décrivant chaque partition ext3 dans /etc/fstab ne soit pas nul. En général la partition racine a une priorité 1 et les autres une priorité 2. Vérifiez-le.

L'autre condition impérative est que fsck ne soit lancé que sur une partition non montée. En pratique, cela veut dire qu'il faut utiliser fsck à un stade premier du démarrage, antérieur au montage du système de fichiers. Nous allons voir comment.

La mauvaise façon de procéder

L'erreur à éviter est donc de tenter de lancer fsck (ou e2fsck) directement depuis la console. Si, en dépit de tous nos conseils, vous le tentez, fsck (ou e2fsck) : (n'executez PAS cette commande !)

 $ sudo fsck /dev/hda1

Vous aurez droit à la réponse suivante :

fsck 1.38 (30-Jun-2005)
e2fsck 1.38 (30-Jun-2005)
/dev/hda1 est monté.
AVERTISSEMENT!!!  L'exécution de **e2fsck** sur un système de fichiers monté peut causer des dommages SÉVÈRES au système de fichiers.
Désirez-vous réellement continuer (y/n)? no (pour non)

Il vous est conseillé de décliner poliment plutôt que de sauter sans parachute….

La bonne façon de procéder

Ubuntu en connaît au moins trois qui consistent en résumé à se contenter du mode de vérification sûr choisi par défaut et à ne jouer éventuellement que sur sa fréquence.

L'utilitaire showfsck permet de visualiser, en ligne de commande, le nombre de montages restant avant prochaine vérification de chaque filesystem.

Fréquence par défaut

Elle est de tous les trente démarrages. Cette option a été choisie par défaut pour Ubuntu. Vous ne vous occupez de rien. C'est un compromis dicté par la prudence. Le seul inconvénient est que la périodicité peut ne pas vous convenir. Dans ce cas…

Fréquence choisie

(exprimée en nombre de démarrages ou par unités de temps)

Attention : si vous décidez de faire l'économie de toute vérification, vous courrez le risque de ne pas détecter en temps utile un défaut potentiel qui aurait pu être facilement réparé à un stade précoce. Ce n'est pas dans votre intérêt. Choisissez donc un intervalle raisonnable.

Utilisation de "tune2fs"

Pour choisir cette fréquence, vous allez faire appel à l'outil "tune2fs" qui permet notamment de configurer la fréquence de lancement de fsck.

"tune2fs" (cf man tune2fs) peut être lancé, sans danger particulier depuis la console (Mais il faut démonter vos volumes qui ne sont pas ceux de /root avant de lancer tune2fs, sans ça au prochain redémarrage, vous aurez perdu vos modifications). Il vous permet de choisir le délai de déclenchement de fsck selon les options suivantes :

  • soit en nombre de démarrages maximum sans vérification -"maximum mount count" - (option -c suivie du nombre choisi)
  • soit en unités de temps (option -i + jours=d, semaines=w, mois=m)
  • soit les deux ensemble

Exemples pour "tune2fs"

1. Je choisis de faire réaliser un test d'intégrité de la partition "sda4" tous les dix jours tout en gardant le "maximum mount count" fixé par défaut à 30 :

$ sudo tune2fs -c 30  -i 10d /dev/sda4

Pour revenir à l'état précédent (uniquement trente démarrages) :

$ sudo tune2fs -c 30 -i 0d /dev/sda4

2. Voici comment lire les caractéristiques de la partition sda4 (ou plus précisément le "contenu du superbloc")

$ sudo tune2fs -l /dev/sda4

Une masse d'informations est affichée en retour en console. Parmi elles, vous lirez celles relatives à la fréquence d'utilisation de fsck

  • Last mount time: Sat Sep 9 22:48:47 2006
  • Last write time: Sun Sep 10 08:52:13 2006
  • Mount count: 1 (nota : cela veut dire qu'il en reste encore 29)
  • Maximum mount count: 30
  • Last checked: Sat Sep 9 22:47:02 2006
  • Check interval: 864000 (1 week, 3 days) (nota : l'intervalle est en secondes et "traduit")
  • Next check after: Tue Sep 19 22:47:02 2006

Manuelle et immédiate

Vous pouvez aussi faire réaliser une vérification quasi-immédiate, c'est-à-dire au redémarrage de l'ordinateur. La procédure est la suivante :

  • 1. Tapez
$ sudo touch /forcefsck

Vous venez de créer un fichier vierge qui aura une fonction de signal unique lors de la lecture du script de démarrage (/etc/rc) et plus particulièrement aux phases

  • /etc/rcS.d/S20checkroot.sh pour la partition racine et
  • /etc/rcS.d/S30checkfs.sh pour les autres partitions ext3

Le script de démarrage va identifier ce signal en temps utile et lancera fsck.

  • 2. Redémarrez l'ordinateur avec
$ sudo reboot

Ne touchez plus à rien et attendez.

Lors du redémarrage via Grub, choisissez de préférence l'option "recovery". Au lancement, la vérification des partitions ext3 sera successivement entreprise puis le fichier /forcefsck que vous avez créé sera supprimé.

Voir aussi


Contributeur : roger64



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