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RAID logiciel avec mdadm

Il est aussi possible de créer des raids sans l'utilisation des lignes de commandes via l'application graphique palimpsest ! (Il faut quand même installer mdadm et renseigner le fichier mdadm.conf avec ARRAY /dev/mdx devices=/dev/… /dev/… auto=yes sinon votre raid ne démarrera pas tout seul au boot du système)

Introduction - Qu'est-il possible de faire ?

Vous venez de terminer une installation d'Ubuntu et voulez protéger vos données ou améliorer les performances en utilisant un système RAID (1, 5 et 6 pour la sécurité des donnés + perfs; 0 pour les perfs brutes au prix d'un risque accru de pertes de donnés).
Le RAID utilise une logique très simple. Pour sauvegarder efficacement les donnés, il suffit de les copier à plusieurs endroits.
Le RAID permet donc d'utiliser les performances de plusieurs disques de manière optimale tout en diminuant les risques de pertes de données.

Ce que RAID n'est pas

Le RAID n'est pas une solution de sauvegarde, il s'agit d'une solution qui permet un rétablissement rapide de la situation lors d'un cas de figure favorable. Les deux (ou plus) disques utilisés étant souvent de la même époque, de la même marque, et même de la même série, il se peut que vous n'ayez pas de chance et que plus d'un disque grille à la fois, dans ce cas, il est possible que vous ne puissiez pas récupérer la moindre bribe de données … Lors d'un événement qui conduirait à des dégâts électriques tous les composants de votre PC peuvent griller en même temps … Ce genre de dégâts est fréquent si votre alimentation est dite "NONAME" c'est à dire une alimentation souvent vendue avec les ordinateurs pré assemblés. La remplacer par une Alim de marque reconnue permet de baisser ce risque énormément à tel point qu'il en devient négligeable. Malgré tout une sauvegarde externe reste très vivement conseillée.

Dans le cas d'un RAID 0, il ne s'agit aucunement d'une solution de sauvegarde, bien au contraire, le fait d'étaler les données sur plusieurs disques augmente certes les performances, mais il en résulte une plus grande chance de panne. En effet si un seul des disques d'un groupe RAID 0 grille, l'intégralité des donnés, même contenue dans les autre disques, devient illisible ! Ce cas là est donc utile seulement dans les cas où les données sont non cruciale mais dont les besoins de performances de lecture/écriture sont importants. (Partition système ou partition dite "Scratch area" c'est à dire endroit où est fait le travail courant avant d'être stocké plus en sécurité)

Les types de RAID

  • RAID 0: 2 disques minimum - "Taille du plus petit disque" x "nombre de disques" - Ce type de RAID ne protège pas du tout vos données, mais obtient les performances maximales de vos disques. Ce mode permet en effet de combiner plusieurs disques en un seul. Les données seront distribuées entre chaque disques (le nombre de disques utilisables est illimité, mais les risques de pannes augmentent, en toute logique, proportionnellement) ce qui permet de presque doubler les performances avec deux disques, presque tripler avec 3, etc … ("Vitesse du disque le plus lent" x "nombre de disques")
  • RAID 1: 2 disques minimum - Taille du plus petit disque - En RAID 1 vos données sont copiées sur deux disques ou plus. C'est à dire que chaque disques seront l'exacte copie du premier. Si l'un d'eux grille, il suffit de le remplacer pour créer une nouvelle copie sur ce nouveau disque. Côté performances, en écriture, elles seront les mêmes qu'avec un seul disque (le plus lent du groupe). En lecture les performances sur la copie d'un seul fichier devraient être proches de la vitesse d'un seul disque, mais vous pourrez lire à pleine vitesse autant de fichiers qu'il y a de disques en miroir (Exemple: Avec 3 disques identiques vous pouvez lire un fichier à 120 mo/s tout comme 3 fichier à la fois, toujours à 120 mo/s par fichier)
  • RAID 5: 3 disques minimum - "Taille du plus petit disque" x ("Nombre de disques" - 1) - Le RAID 5 est un mélange de RAID 0 et de RAID 1. Les fichiers sont à la fois coupés en plusieurs disques pour optimiser les performances et à la fois clonés de telle manière à ce qu'ils soient récupérable lors de la perte d'un disque. La vitesse est d'environ celle de "vitesse du pire disque" x ("Nombre de disques" - 1) que ce soit en lecture ou écriture, même si les performances en écriture peuvent être limités par la puissance du CPU quand le nombre de disques est élevé (+ de 6 sur un PC actuel haut de gamme). Vous pouvez ajouter autant de disques que vous le souhaitez, mais le nombre de disques pouvant tomber en panne avant la perte totale des données du groupe restera toujours de 1.
  • RAID 6: 4 disques minimum - "Taille du plus petit disque" x ("Nombre de disques" - 2) - Même chose que le RAID 5 sauf que 2 disques peuvent griller avant de perdre toutes les données contenus. Cette version du RAID est faite pour ceux utilisant un grand nombre de disques (5 ou plus) en RAID 5
  • RAID 10: 4 disques uniquement - 2 x "Taille du plus petit disque" - Le RAID 10 ou RAID 1+0 est le fait de créer deux RAID 1 que vous combinez ensuite en un RAID 0. Cette technique est automatisée par le mode RAID 10 qui fait le travail pour vous. Les performances en lecture sont du niveau d'un RAID 0 de deux disques mais deux fichiers peuvent êtres accédés à pleine vitesse en même temps. En écriture les performances sont celles de deux disques. Ce mode est recommandé pour des performances optimales tout en ayant une copie de sauvegarde. Malgré tout sa complexité n'en fait pas un mode recommandé ni pour les débutants, ni pour les particuliers en général. Beaucoup préféreront le mode RAID 5 avec le même nombre de disques, qui malgré des performances légèrement moindre vous offre plus d'espace utilisable.

Pour plus de détails, Wikipédia est bien fourni :
Les différents types de RAID

Mise en œuvre

Tout ce qui suit marche aussi bien avec la version serveur que la version Desktop d'Ubuntu.
L'exemple utilisé est un montage RAID 5 logiciel, mais la méthode pour les autres types de RAID logiciel est la même.
L'avantage est que vous ne vous ruinez pas dans l'achat d'une carte fille supportant le RAID 5 et en quelques lignes de commandes vous avez l'équivalent pour uniquement le prix des disques !
Mdadm remplace aussi avantageusement l'utilisation d'un fake-raid qui n'offrent généralement pas d'aussi bonnes performances.
L'utilisation de disques durs SATA, est plus que recommandée, car ils permettent une extraction à chaud (Hot Plug) pour un prix abordable.

Le logiciel qui va nous permettre de remplir notre objectif s'appelle mdadm.

Si vous avez besoin de la prise en charge du RAID logiciel dès l'installation de votre système, vous pouvez vous tourner vers une iso alternate ou une iso serveur.

Pré-requis

  1. Il faut les droits root/administrateur
  2. Il faut un noyau supérieur à 2.6 (ne devrait pas être difficile à atteindre)
  3. Connexion Internet configurée et activée (utilisez le DHCP, si possible, cela évite de se casser la tête).
  4. Configurez votre fichier /etc/apt/sources.list pour qu'Ubuntu aille tout chercher sur Internet. (déjà fait par défaut à priori)
  5. Ayez au moins 2 disques durs (cas du RAID 0 ou 1) ou 3 disques durs (cas du RAID 5) ou 4 disques durs (cas du RAID 6 et RAID 10)
  6. … branchés sur des contrôleurs IDE Sata/P-ata/SCSI reconnus par Ubuntu (C'est à dire la quasi totalité)
  7. Il est recommandé que les disques soient de même taille, mais ce n'est pas indispensable, vous pouvez partitionner vos disques de telle manière que chaque disque ait une partition de la taille du disque le plus petit, le restant des disques pourra être utilisé en mode conventionnel "NON-RAID"

Installation

Installation de mdadm

Il suffit d'installer le paquet mdadm.

Configuration des disques durs

Comme indiqué ci-dessus dans les pré-requis, il faut au moins 3 disques durs pour faire du RAID 5. Dans cet exemple j'ai pris 4 disques, mais l'opération est la même si vous en utilisé plus ou moins que moi.

Il faut partitionner les disques durs que nous allons utiliser grâce à l'utilitaire fdisk. Ici je vous guide pour un disque, à vous de le faire autant de fois que vous voulez utiliser de disques. Vous pouvez aussi utiliser Gparted

sudo fdisk /dev/sdX

Il faut comprendre que le `sdX` représente votre disque dur et que `X` représente sa lettre. Par exemple `sda`, `sdb`, `sdc`, etc… (vous pouvez utiliser Gnome-disk-utility pour connaître le "nom" de votre disque.)

Info : Pour des partitions de plus de 2.2To, il faut utiliser "gdisk", de la même manière

sudo gdisk /dev/sdX

Choisir un type de table de partition "GPT", puis suivre a nouveau ce tuto

Vous obtiendrez (grâce à l'option `m`) les lignes suivantes :

Il faut donc appliquer l'option `n` comme montrée ci-dessus pour créer une nouvelle partition.

fdisk vous demande alors le type de partition (p pour primaire ou e pour étendue).
Nous n'allons créer qu'une seule partition par disque, nous choisirons donc le type primaine : 'p'

Vous entrez ensuite dans le processus de création de partition étendue :

Tapez `1` comme montré ci-dessus

Tapez sur la touche `Entrée`

Tapez encore sur la touche `Entrée`

Tapez sur la touche 't' pour changer le type de partition.

Tapez 'fd' (Valeur hexadécimale correspondant à "Linux Raid Autodetect") puis `Entrée` afin de valider.

Enfin, validez les modifications en tapant `w` :

Vous venez de créer une partition primaire sur votre disque /dev/sdX

Construction du volume RAID

Nous pouvons maintenant utiliser mdadm pour construire notre volume RAID 5 :

sudo mdadm --create /dev/md0 --level=5 --assume-clean --raid-devices=4 /dev/sdb1 /dev/sdc1 /dev/sdd1 /dev/sde1

sudo permet de dire que le programme que nous allons exécuter aura les droits administrateur mdadm est le nom du programme à utiliser (oui j'explique même pour ceux qui ne sont pas adepte de la ligne de commande) –create /dev/md0 permet de donner un nom à votre RAID. Ceci est le disque dur virtuel que vous êtes en train de créer à partir de vos disques –level=5 devra être modifié par le type de RAID que vous souhaitez utiliser (0,1,5,6,10). Exemple: –level=1
–assume-clean permet de dire à mdadm que nos disques sont vides. Ce qui permet de passer l'étape de synchronisation des disques. –raid-devices=4 devra être modifié pour donner le nombre de disques que vous souhaitez utiliser (ici 4, vous 2 ou 3 ou 5, etc) /dev/sdb1 /dev/sdc1 /dev/sdd1 /dev/sde1 il s'agit de la liste des partitions que je dois ajouter à mon RAID. À vous de les adaptés à votre configuration. Aidez vous de Gnome-disk-utility si trou de mémoire ^^

Si cette commande échoue avec un message d'erreur parlant de md0, c'est parce que des modules n'ont pas été ajoutés automatiquement au noyau (cela nécessite un redémarrage après installation du paquet mdadm). De ce fait, effectuer :

sudo modprobe raid5
sudo modprobe md

Si l'erreur persiste, faire au redémarrage suivant :

sudo echo raid5 >> /etc/modules
sudo echo md >> /etc/modules

On trouvera aussi des informations intéressantes dans l'article raid1_software.

On termine cette construction par la daemonisation du volume RAID, c'est à dire que nous allons faire en sorte que le système charge le volume à chaque démarrage :

sudo mdadm --daemonise /dev/md0

Si la commande ci-dessus renvoie un message du type

mdadm: --daemonise does not set the mode, and so cannot be the first option.

essayez la commande suivante:

sudo mdadm --monitor --daemonise /dev/md0

On peut maintenant demander quelques détails à notre disque virtuel :

sudo fdisk -l
sudo mdadm --detail /dev/md0

Finalisation

Il reste quelques modifications à effectuer :

  1. Il faut formater le volume RAID nouvellement créé :
sudo mkfs.ext4 /dev/md0
  1. Déclarez ce volume dans `fstab` pour que le système le monte au démarrage (le système de fichier, pas le volume en lui même). Pour ce faire Editez le fichier /etc/fstab et ajoutez à sa fin la ligne :
/dev/md0 	/media/raid	ext4	defaults	0	1

Cela signifie que le système montera au démarrage le contenu du volume RAID dans le dossier /media/raid.

  1. Il ne reste plus qu'à créer le dossier /media/raid grâce à la commande mkdir :
sudo mkdir /media/raid

Utilisation/Configuration

Que faire pour agrandir l'array ? - Ajouter un disque

Une fois les disques connectés et les partitions créées avec fdisk, il suffit de les ajouter :

sudo mdadm --manage /dev/md0 --add /dev/sdf1

Ensuite étendre l'array sur ces nouvelles partitions :

sudo mdadm --grow /dev/md0 --raid-devices=5

Et enfin il vous faudra agrandir votre partition ext4 (ou similaire) via resize2fs.

sudo resize2fs /dev/md0

Que faire lorsqu'un des composants de l'Array vient à défaillir ?

Ne paniquez pas ! Vous n'avez pas perdu de données. L'objectif maintenant est d'identifier le disque dur défaillant, même si le disque ne tombe pas en panne physiquement, il peut défaillir. (Un bon outil de diagnostic est le visualiseur de données SMART de Gnome-disk-utility ou smartctl dans SMARTMonTools) Maintenant que vous avez identifié le disque dur défectueux, il faut le déclarer comme tel.

1. Pour cela, on utilise mdadm :

mdadm --manage /dev/md0 --set-faulty /dev/sdb1

Explication :

On utilise toujours le paramètre `–manage` de mdadm pour gérer le volume RAID. On utilise l'option `–set-faulty` pour déclarer le disque dur `/dev/sdb1` du volume RAID `/dev/md0` comme défaillant.

2. Une fois déclaré défaillant, le disque dur est écarté du volume RAID. Il faut maintenant le désactiver pour pouvoir le retirer :

mdadm --manage /dev/md0 --remove /dev/sdb1

Vous pouvez maintenant retirer le disque défaillant en toute sécurité et le remplacer par un disque sain.

3. Une fois le remplacement effectué, il faut ajouter un disque sain dans le volume RAID pour bénéficier à nouveau de la tolérance de panne (cette opération doit être précédée du partitionnement du nouveau disque, aidez-vous des descriptions faites plus haut) :

mdadm --manage /dev/md0 --add /dev/sdb1

Maintenant vous devez patienter, le temps que le volume Raid se reconstruise. Pendant cette phase de reconstruction les performances peuvent être altérées. Mais la reconstruction ralenti si vous avez besoin des disques.

Comment migrer les données vers une nouvelle machine ?

Cette partie va montrer comment migrer les données d'un RAID à un autre RAID. Je vais considérer qu'il s'agit ici de la création d'une nouvelle machine pour recouvrir tous les aspects du problème. Il faut d'abord créer le nouveau RAID comme décrit dans la partie précédente. Et ré-assembler le RAID existant de façon à les faire cohabiter le temps de la copie des données. Pour cela il faut créer un nouveau fichier FIFO mais pour ne pas rentrer en conflit avec le fichier existant nous allons lui donner l'identifiant 1 :

mknod /dev/md1 b 9 1

Ensuite il ne reste plus qu'à démarrer le vieux RAID comme suit :

mdadm -A /dev/md1 --update=super-minor -m0 /dev/sd... /dev/sd...

La commande précédente demande l'assemblage en mettant à jour les informations d'identification. Le paramètre -mO s'assure que nous utiliserons que les disques/partitions qui avaient un identifiant 0.

Pour s'assurer que tout s'est bien passé vous pouvez afficher les informations mdadm :

cat /proc/mdstat

La sortie devrait ressembler à cela :

md1 : active raid5 sda[0] sdb[3] sde[2] sdf[1]
      1465159488 blocks level 5, 128k chunk, algorithm 2 [4/4] [UUUU]
      
md0 : active raid5 sdc[0] sdg[2] sdd[1]
      1953524992 blocks level 5, 128k chunk, algorithm 2 [3/3] [UUU]

Si vous voulez faire persister les informations sur ce RAID vous pouvez passer la commande suivante :

mdadm --daemonise /dev/md1

Problèmes & solutions courantes

Problème de taille de block & superblock

Si en faisant une vérification vous obtenez ceci :

La taille du système de fichiers (selon le superbloc) est de 7727257 blocs
La taille physique du périphérique est de 7727232 blocs
Le superbloc ou la table des partitions est peut-être corrompue !

ou ceci (au boot par exemple):

my_documents: The filesystem size (according to the superblock) is 7727257 blocks
The physical size of the device is 7727232 blocks
Either the superblock or the partition table is likely to be corrupt!

my_documents: UNEXPECTED INCONSISTENCY; RUN fsck MANUALLY.
	(i.e., without -a or -p options)

Cela provient certainement du fait que vous avez construit le raid sans recréer un système de fichier par dessus! Dans ce cas faites ceci :

e2fsck -f /dev/mdX

(où X est la partition raid) et sans interrompre, taper 'n' et laisser continuer (si vous n'avez pas de backup faites le avant, on ne sait jamais). Une fois fini faites :

resize2fs /dev/mdX

Cela va redimensionner la partition en fonction des info du superblock. pour être sûr revérifier (via e2fsck) la partition et cela devrait aller sans aucun problème!

Device or ressource busy ...

Si, au démarrage, vous avec un message du genre :

fsck.ext3: Device or resource busy while trying to open /dev/sdbX
Filesystem mounted or opened exclusively by another program?

Alors que /dev/sdX est un membre du raid et n'est pas lui-même présent dans fstab, cette solution peu peut-être vous aider : (on sauvegarde pour le cas où …)

sudo mv /etc/blkid.tab /etc/blkid.tab.baktimeofday

Ensuite redémarrer cela devrait être résolu.

md127

Avec Ubuntu 12.04

Si votre Raid est non fonctionnel et reconnu comme /dev/md127

Cette erreur semble principalement apparaître lors d'une création de volume RAID avec l’outil graphique palimpsest (inclus dans gnome-disk-utility).

Il faut commencer par récupérer le numéro de UUID de votre volume RAID. Pour ce faire il faut que votre RAID soit monté avec l'outil graphique puis depuis un terminal taper la commande suivante :

sudo mdadm -Es

Vous devez avoir ce type de résultat avec le numéro de UUID :

ARRAY [...] level=raid1 metadata=1.2 num-devices=2 UUID=ed684f7c:0756fe74:cd2238a8:62f7ed56 [...]

Déclarer votre volume RAID dans /etc/mdadm/mdadm.conf (Toujours avec vos valeurs et pas forcement md0 s'il est utilisé par un autre disque) :

ARRAY /dev/md0 level=raid1 metadata=1.2 num-devices=2 UUID=UUID de votre volume RAID

Exemple extrait d'un des threads ci-dessous :

ARRAY /dev/md0 level=raid1 metadata=1.2 num-devices=2 UUID=ed684f7c:0756fe74:cd2238a8:62f7ed56

Éventuellement ajouter votre volume dans /etc/fstab (pour le montage au démarrage du système) après avoir créer votre point de montage (ici →/media/VolumeRAID) :

/dev/md0	/media/VolumeRAID	ext4	defaults	0	0

Mettre à jour initramfs afin de prendre en compte votre fichier mdaadm.conf au démarrage :

sudo update-initramfs -u

De nombreux threads traitent de ce sujet (étonnamment toujours pas résolu!):

Ce phénomène est lié à la présence de la variable 'name=xxxx:0' dans la ligne de configuration de mdadm.conf.

En supprimant cette variable de la ligne et après avoir mis à jour 'initramfs', le problème disparait.

http://forum.ubuntu-fr.org/viewtopic.php?id=372346

http://ubuntuforums.org/showthread.php?t=1764861

http://ubuntuforums.org/showthread.php?t=1468064

http://ubuntuforums.org/archive/index.php/t-1883173.html

Droits d'écriture

Lorsque votre raid est activé automatiquement au boot, il se peut qu'en le montant avec le gestionnaire de fichier Nautilus, vous n'ayez pas les droits d'écriture.

Pour corriger cela, il faut d'abord localiser le point de montage et vérifier les propriétés :

ls -l /media
total 8
drwxr-xr-x 2 root root 4096 juil.  7 02:03 cdrom
drwxr-xr-x 3 root disk 4096 nov.  30 15:48 my_raid

On voit que le montage est réalisé sur '/media/my_raid' appartient à 'root' et à pour groupe 'disk', mais que seul 'root' peut écrire. Il faut remédier à ça en intégrant votre utilisateur dans le groupe 'disk' et en autorisant l'écriture dans le raid pour ce groupe.

sudo adduser <votre_nom> disk
sudo chmod -R 775 /media/my_raid

Vous aurez maintenant, en tant que membre du groupe 'disk', le droit d'écrire

Des idées pour aller plus loin

Découpage du volume avec LVM

Lorsque l'on crée un volume RAID, on se retrouve vite avec de capacités très importantes. Or, créer un seul système de ficher de 500 Go, voir beaucoup plus, n'est pas forcement une bonne idée ! Pour pouvoir découper cet espace de stockage à volonté et pouvoir créer autant de système de fichier que nécessaire (et les redimensioner au besoin) il peut être très interessant d'utiliser, "au dessus" du Raid la fonctionnalité LVM :

lvm

La combinaison des niveaux de RAID

Vous pouvez très bien combiner les niveaux de RAID. La manière la moins onéreuse de créer un RAID combiné est d'effectuer plusieurs RAID matériels puis de les combiner entre eux au niveau logiciel.

On pourra prendre comme exemple le RAID 1,0 qui fonctionne très bien. Imaginons que nous ayons 6 disques durs de 30Go, plus un disque dur système et trois cartes fille supportant le RAID 1. Créons donc trois ensembles RAID 1 (mirroring) qui feront tous 30Go. Appliquons ensuite un RAID 0 au niveau logiciel. On possède alors un seul ensemble de 90Go (3 x 30Go) et une tolérance de panne de trois disques durs (1 par unité RAID 1).

Un disque de spare : votre roue de secours en cas de défaillance

Pour ceux qui sont intéressé par la commande mdadm, sachez qu'elle possède d'autres options. L'une de ses options permet notamment d'ajouter un disque de spare, c'est à dire un disque "dormant", qui prend la relève dès qu'un disque tombe en panne. Cela vous permet une plus grande tolérance de panne.

Voici l'option permettant de prendre en compte un disque de spare :

mdadm --create /dev/md0 --level=1 --raid-devices=2 --spare-devices=1 /dev/sdX

Par contre, si vous avez déjà un array raid en service, sur sda2 et sdb2, et que vous voulez ajouter le spare sdc2 (préalablement partitionné à l'identique avec sfdisk par exemple) :

Afin de créer un disque de spare, il nous faut lui donner le même partitionnement que les autres disques du RAID. Pour cela la commande sfdisk va nous aider.

Une fois votre disque supplémentaire connecté, il vous faut créer les mêmes partitions, pour cela tapez en root dans un terminal (sudo -i, ou sudo bash je vous le rappelle)

sfdisk -d /dev/sda > sda.out
sfdisk /dev/sdc < sda.out

ou sda est le disque "source", et sdc le disque "target"

mdadm --manage /dev/md0 --add /dev/sdc2

Vérifiez alors en tapant :

mdadm --detail /dev/md0

Et vous verrez votre nouveau disque sdc2 comme spare disk.

Test

Pour tester, et être sûr que tout fonctionne, faisons un test (qui revient à débrancher un disque) :

mdadm --manage /dev/md0 --set-faulty /dev/sdb
mdadm --manage /dev/md0 --remove /dev/sdb

Alors le spare disque (ou le miroir…) prend le relais automatiquement. Si vous n'avez pas de spare, remettez le disque en service :

mdadm --manage /dev/md0 --add /dev/sdb2

Constatez la reconstruction avec :

cat /proc/mdstat

Chaque disque retiré puis remis fera une reconstruction complète. Pour un array de 40 Go, comptez 15 min pour atteindre les 100% (60 mo/s environ). Évitez de rebooter la machine pendant la progression.

Sans simuler la défaillance d'un disque, voici un outil qui vous permettra de vérifier si vos disques sont bien synchronisés, le test sera long. voir /usr/share/mdadm/checkarray –help pour plus d'options.

sudo /usr/share/mdadm/checkarray  /dev/md0

Pour ceux qui fouillent un peu, les fichiers de configurations sont

  • file:///etc/default/mdadm
  • file:///etc/mdadm/mdadm.conf

Monitorer le raid

Dans le fichier mdadm.conf ou lorsque l'on utilise mdadm en mode monitoring il est possible de se faire envoyer un email lorsqu'il y a un évènement qui se produit, c'est bien, c'est le comportement par défaut, mais si on n'est pas sur un serveur (et même dans ce cas) ce n'est pas toujours l'idéal. Enfin, rien ne vous empêche d'installer mailx

L'idéal serait donc :

  • Des traces d'évènement dans les log système
  • Un script d'alerte perso.

Pour les logs système, si vous utilisez la ligne de commande suivante :

mdadm --monitor --syslog --delay=1800 /dev/md0
#équivalent à mdadm --monitor -y --delay=1800 /dev/md0

Ou encore, via le fichier de configuration /etc/mdadm/mdadm.conf en ajoutant :

# START_DAEMON:
#   should mdadm start the MD monitoring daemon during boot?
START_DAEMON=true

# DAEMON_OPTIONS:
#   additional options to pass to the daemon.
DAEMON_OPTIONS="--syslog"

Cependant, le mieux et le plus intéressant reste un script maison. Plusieurs paramètres sont fournis par mdadm :

  • $1 : chaîne de caractères décrivant ce qui s'est passé repris parmi celle-ci :
    • SparesMissing : spare disque manquant
    • Fail : un ou plusieurs disques défectueux
    • RebuildStarted : un nouveau disque est présent et une reconstruction a débuté
    • Rebuild20, 40, 60, 80 : reconstruction en cours à 20, 40, 60 ou 80%
    • RebuildFinished : la reconstruction vient de finir
    • SpareActive : disque spare vient d'être ajouté à un array
  • $2 : nom du disque raid md concerné, par exemple /dev/md2
  • $3 : disque concerné, par exemple /dev/sda5

Un exemple de programme se trouve localement

Pour tester son programme on peut utiliser ceci :

sudo mdadm --monitor --scan --oneshot --test --program /cheminversmonprogramme

Afin de l'ajouter, 2 chemins sont possibles : ligne de commande, si vous lancez le RAID de cette manière :

mdadm --monitor --alert /cheminversmonprogramme --delay=180 /dev/md0
#ou -p ou --programm
#par defaut le delay est de 60 secondes

Ou encore, via le fichier de configuration /etc/mdadm/mdadm.conf en ajoutant :

# PROGRAM
# programme qui sera exécuté en cas d'évènement
PROGRAM /cheminversmonprogramme

Création d'un raid sans avoir tous les disques

Il est possible de créer un raid sans avoir tout les disques au moment de la création. Pour cela au lieux de préciser /dev/sdXY on mettra missing. Par exemple, dans le cas ci-dessous il faudra ajouter un disque plus tard :

mdadm -C /dev/md0 -l1 -n2 /dev/sda1 missing

N.B.:

Pour créer un RAID 10 avec seulement deux disques, les deux autres disques, marqués comme manquants, devront être alternés avec les présents:

mdadm --create /dev/md0 --level=10 --raid-devices=4 /dev/sda1 missing  /dev/sdb1 missing

Si l'on met deux missing à la suite, cela ne fonctionne pas

Ensuite il suffit d'ajouter le (ou les) disque(s) manquant(s) via :

mdadm --manage /dev/md0 --add /dev/sdb1

Attention, ne pas oublier de regarder que la reconstruction du disque est finie *AVANT* de redémarrer, via

cat /proc/mdstat

Création d'un RAID1 sans avoir tous les disques et sans copie

Dans l'exemple qui suit, on va mettre la partition /dev/sda4 en mirroir avec la partition /dev/sdb4. Cette procédure ne fait pas appel au rsync pour la copie, mais utilise la recopie du mdadm. Ce qui permet une remise en service plus rapide.

L'exemple est fait pour une partition en ext2/ext3/Ext4. Pour le reiserfs c'est aussi faisable mail il faut ajuster les commandes (resize_reiserfs au lieu de e2fsck et resize2fs)

On démonte le file system, puis on calcule la nouvelle tailel du file system car le RAID1 va rajoute une bloc de controle

cd && umount /dev/sda4
TAILLE_INITIAL=$(fdisk -l /dev/sda4 2>/dev/null|grep "/dev/sda4" |cut -d "," -f2| cut -d " " -f2)
TAILLE_F=$(( $(( TAILLE_INITIAL / 1024 )) - 12 ))K
echo $TAILLE_INITIAL
echo $TAILLE_F

e2fsck -f /dev/sda4
resize2fs /dev/sda4 $TAILLE_F

Ici a partition est prete a accueillir le bloc de controle du raid. On construit le RAID

mdadm --create /dev/md0 --metadata=1.0 --level=1 --raid-devices=2 missing /dev/sda4
	mdadm: /dev/sda4 appears to contain an ext2fs file system
		size=3979656K  mtime=Fri Mar 11 20:21:34 2011
	Continue creating array? y
	mdadm: array /dev/md0 started.

e2fsck -f /dev/md0
	e2fsck 1.41.12 (17-May-2010)
	La taille du système de fichiers (selon le superbloc) est de 525013 blocs
	La taille physique du périphérique est de 524992 blocs
	Le superbloc ou la table des partitions est peut-être corrompue !
	Arrêter<o>? non
	
	Passe 1 : vérification des i-noeuds, des blocs et des tailles
	Passe 2 : vérification de la structure des répertoires
	Passe 3 : vérification de la connectivité des répertoires
	Passe 4 : vérification des compteurs de référence
	Passe 5 : vérification de l'information du sommaire de groupe
	DATA : 12/131376 fichiers (0.0% non contigus), 156488/525012 blocs

On resize le disque au cas ou mais ça ne devrait pas être utile. S'il il indique qu'il fait une modification c'est que le calcule de TAILLE_F étati insufisant

resize2fs /dev/md0
resize2fs 1.41.12 (17-May-2010)
Le système de fichiers a déjà 525010 blocs. Rien à modifier !

On finit en marquant le disque comme étant un raid et on sauvegarde la configuration

	~# sfdisk --id /dev/sda 4 fd
	
	~# cp -a /etc/mdadm/mdadm.conf /etc/mdadm/mdadm.conf.origin
	~# mdadm --misc --detail --brief /dev/md0 | tee -a /etc/mdadm/mdadm.conf

Vérification du status

	~# cat /proc/mdstat 
	Personalities : [linear] [multipath] [raid0] [raid1] [raid6] [raid5] [raid4] [raid10] 
	md0 : active (read-only) raid1 sda4[1]
	      3979584 blocks [2/1] [_U]

	~# blkid /dev/md0
	/dev/md0: LABEL="DATA" UUID="ff1521f6-e70d-4134-bb33-fb9f555ff6c5" TYPE="ext4"
	# le raid à bien hérité du File system et du nom

	# on vérifier qu'une entrée pour le RAID existe dans le ficher de configuration
	tail /etc/mdadm/mdadm.conf

Mise en miroir : à partir du moment que le deuxieme disque est disponible :

	~# mdadm --add /dev/md0 /dev/sdb4

On suit la reconstruction

	watch "cat /proc/mdstat"
	Personalities : [linear] [multipath] [raid0] [raid1] [raid6] [raid5] [raid4] [raid10] 
	md0 : active raid1 sdb4[2] sda4[1]
	      3152192 blocks [2/1] [_U]
	      [>....................]  recovery =  4.5% (144384/3152192) finish=0.6min speed=72192K/sec

Un peu de référence

—-

Contributeurs : goldkey, Deejc, Grummfy, gene69, David Schwindenhammer.



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