GNOME Disques
GNOME Disques (ou GNOME Disks en anglais, anciennement GNOME Disk Utility – simplement appelé Disques dans la liste des applications) est un utilitaire graphique simple et performant permettant de gérer et diagnostiquer les supports de stockage de son ordinateur (SSD, disques durs, clés USB, cartes SD, etc.).
Parmi ses fonctions, notons :
- création ou changement du label (nom) d'une partition (ou volume)
- création ou suppression d'une partition (ou volume)
- création d'une partition chiffrée
- redimensionnement d'une partition
- montage automatique d'une partition au démarrage
- création d'un support live USB
- affichage des informations de base d'une partition (système de fichiers, taille, point de montage)
- l'état de santé d'un support de stockage (données SMART)
- l'audit de température d'un support de stockage
- sauvegarde d'une partition
- création d' une image d'un SSD ou d'un disque dur entier
- etc.
GNOME Disques est assez comparable à GParted, mais propose plus de fonctionnalités.
Installation
GNOME Disques est installé par défaut sur Ubuntu. Pour installer cette application sur une variante, il suffit d'installer le paquet gnome-disk-utility.
Utilisation
Lancez l'application par le menu des applications (comme indiqué ici) ou via le terminal (toutes versions ou variantes d'Ubuntu) avec la commande suivante :
gnome-disks
- Les "disques" sont les supports de stockage, qu'il s'agisse techniquement de disques ou pas (SSD, disques durs, clés USB, cartes SD, etc.).
On utilisera donc sur cette page indifféremment les termes disque et support de stockage, ou volume et partition.
Le logiciel est organisé autour de 2 panneaux :
- un panneau gauche avec la liste des supports de stockage ;
- un panneau droit où apparaissent les partitions propres au support sélectionné.
L'action sur les supports ou les partitions se fait à l'aide de 3 menus :
- le menu de toute application dans gnome-shell qui offre des options générales : "Nouvelle image disque", "Attacher image disque", "Aide", "À propos", "Quitter". Ce menu est comme toujours à gauche de la barre haute du bureau GNOME. Il est dans la barre de titre de l'application (en haut à droite) sur certains autres environnements de bureau (XFCE, …).
- Le menu sandwich
☰Options du disque qui est dans le coin en haut à droite de l'écran. - Le menu des Options de partition supplémentaires (les engrenages
⚙en dessous des partitions – cette icône peut changer selon le thème choisi), une icône pour monter (bouton play▶) / démonter (bouton stop⏹) la partition, et une icône pour supprimer la partition (un signe moins-).
La fenêtre principale donne les informations fondamentales sur les disques et leurs partitions (volumes) : taille, nom (label), système de fichiers utilisé, identifiants du disque ou de la partition, répartition entre parties utilisée et non-utilisée de chaque partition, etc.
Les 2 menus principaux (cliquer pour agrandir) :
Créer une table de partitions
Sélectionner le disque à (ré)initialiser dans le panneau gauche. Puis dans le panneau droit, cliquer sur le menu sandwich ☰ Options du disque (en haut à droite de la fenêtre), et sélectionner Formater le disque….
Attention, ceci détruit toutes les données et toutes les partitions du disque ! Une nouvelle table de partitions est créée, concernant le support dans son intégralité.
Avant de lancer le formatage, on peut choisir entre trois options de partitionnement :
- pas de table (ce qui est possible à condition qu'une seule partition soit prévue pour ce disque)
- table de partition GPT (proposée par défaut)
- ou table de partition MBR / DOS (pour du matériel antérieur à 2010-2012).
→ Aujourd'hui, mieux vaut laisser le choix GPT par défaut dans 99% des cas (le retrocomputing étant à peu près la seule exception).
Créer une partition
Pour créer une nouvelle partition (ou volume), il vous faut un espace libre sur le disque.
- Si nécessaire commencez par récupérer de l'espace disque, par exemple en réduisant la taille d'une partition,
- cliquez sur l'espace libre (non formaté),
- cliquez sur le signe
+en dessous des partitions, - une fenêtre "Créer une partition" s'ouvre. Vous pouvez y définir la taille, et le caractère étendu ou non de la partition. Si vous ne comprenez pas bien, conserver les options par défaut et cliquez sur "suivant",
- une 2e fenêtre s'ouvre (Formater le volume). Vous pouvez y indiquer le nom de la partition (Nom de volume - optionnel ⇒ évitez les accents, espaces et autres caractères spéciaux), et choisir entre plusieurs systèmes de fichier : ext4 (Linux), NTFS (Windows) ou FAT (anciennement pour clé USB). Vous pouvez choisir l'entrée Autre pour afficher un autre fenêtre proposant davantage de systèmes de fichiers (il est parfois nécessaire de télécharger les paquets nécessaires à l'exécution du formatage).
- entrez votre mot de passe.
La nouvelle partition est tout de suite accessible en écriture par l'utilisateur.
Les 3 fenêtres pour créer une partition :
La 3e fenêtre (ci-dessous) est celle de l'option "autre" (de la fenêtre 2), qui montre les systèmes de fichiers autres que NTFS, ext4 et FAT32. S'ils sont grisés, c'est que le support du format de fichier n'est pas installé sur votre Ubuntu. Il vous faudra alors installer celui qui vous manque (consultez le chapitre Comparaison de systèmes de fichiers pour trouver le paquet à installer).
Créer une partition chiffrée
Pour créer une nouvelle partition chiffrée, il vous faut un espace libre sur un disque ou une clé USB.
- Commencer par récupérer de l'espace disque, par exemple en réduisant la taille d'une partition (voir le chapitre de l'aide),
- Depuis GNOME Disques, cliquer sur l'espace libre (non formaté),
- Cliquer sur le signe
+en dessous des partitions tel que présenté par cet écran: - Renseigner la taille désirée pour la partition. Indiquer l'unité de mesure (Go, Mo ou Ko) et cliquer sur suivant.
- Indiquer le nom par laquelle cette partition sera connue. C'est une très mauvaise idée de mettre des accents et des caractères spéciaux. Ce n'est pas une bonne idée de mettre un nom trop long car ce nom est celui qui est attribué au point de montage.
- En cas de doute sur la qualité du disque, cocher la case EFFACER. La totalité des secteurs alloués à cette partition seront écrit. Compter une vitesse de 10 Go par minute. L'exécution de cette action n'est pas visualisée par un écran de progression.
- Cocher la case Disque interne à utiliser avec les systèmes Linux uniquement (ext4)
- Cocher la case Volume protégé par mot de passe (LUKS)
- Cliquer sur suivant.
- Il faut alors introduire la phrase secrète qui ne doit être connue que du seul utilisateur. Elle ne doit pas être facile à deviner. Elle ne doit pas être difficile à frapper. Le nombre d'erreurs est illimité. Si cette phrase secrète est oubliée, il n'y a pas de possibilité d'accéder aux données.
- L'action de création d'une partition est un acte administratif qui se fait sous le contrôle de ROOT. Une vérification d'habilitation sera demandée. Il faut introduire le mot de passe classique.
- Cliquer sur l'icone cadenas pour déverrouiller la partition lucks. Cela devrait pouvoir certainement aussi se faire en ligne de commande. Mais la documentation n'est pas facile à trouver pour intégrer cette action lors d'une démarrage de l'ordinateur.
- Lors des demandes de montages suivants, il sera nécessaire de fournir la phrase secrète pour que l'action se réalise.
- Se positionner sur la partition "fille" et cliquer au même endroit pour la rendre disponible à l'utilisateur en mode écriture dans le répertoire
/media/$USER/LeNomDeLaPartitionChoisi. Notons que l'application GNOME Disques dispose d'autres options qui pourraient peut-être faire un montage en automatique au démarrage en mettant à jour le fichier/etc/fstabsi le montage de la partition LUKS pouvait se faire automatiquement.
Formater une partition
Cette étape fonctionne aussi pour le formatage d'une clé USB.
"Créer une partition" (étape décrite ci-dessus) formate également la partition en y définissant un système de fichier (ext4, UDF, exFAT, …). Mais vous pouvez souhaiter la reformater :
- Depuis GNOME Disques, sélectionnez le disque contenant la partition à formater (panneau gauche),
- dans le panneau droit, cliquez sur la partition à formater,
- la partition doit être démontée : si nécessaire, démontez-la en cliquant sur l'icône Démonter (bouton stop
⏹) juste en dessous. Attention, la partition sur laquelle vous avez démarré ne peut être démontée. Si vous souhaitez la formater, vous devrez donc démarrer sur un live USB, - cliquer sur les Options de partition supplémentaires (les engrenages
⚙en dessous des partitions – cette icône peut changer selon le thème choisi), sélectionner Formater la partition… et entrez votre mot de passe.
Le système de fichiers classique pour Ubuntu est le ext4, celui pour les clés USB est le exFAT, mais d'autres systèmes de fichiers sont proposés (option "autre"). Ne les utilisez que si vous savez ce que vous faite.
Créer une clé USB bootable
GNOME Disques permet de créer une clé bootable ou un live USB Ubuntu, comme Unetbootin ou Etcher.
- Branchez votre clé USB
- lancez GNOME Disques
- sélectionnez votre clé USB dans la panneau gauche
- cliquez sur le menu sandwich
☰Options du disque (en haut à droite de la fenêtre) - sélectionnez l'image disque (fichier en
.iso- par exemple une image Ubuntu) à graver - il vous est demandé de confirmer l'installation,
- entrez votre mot de passe système.
Une barre de progression s'affiche.
À la fin de l'installation, vous pouvez déconnecter votre clé USB et redémarrer dessus (le PC doit être paramétré pour cela). Le live USB vous permettra de tester le système, de l'installer sur PC, ou de réparer un système déjà installé.
Quelques remarques :
- Ce live USB n'est pas persistant, et n'est à utiliser que pour tester ou installer une distribution. Vous ne pouvez pas l'utiliser comme bureau mobile. Les fichiers que vous y créerez, les programme que vous y installerez seront en effet perdus après extinction.
- Double utilisation : si le fichier ISO du live USB fait 3 Go pour un clé de 8 Go, il reste 5 Go de libre. Cet espace libre n'est pas directement utilisable pour y copier des fichiers, car un live USB est en lecture seule. Mais une seconde partition peut être créée sur l'espace libre, au format ext4, UDF ou exFAT, et vous aurez alors une clé "double emplois", pouvant à la fois faire live USB et support de stockage. Pour plus d'inforamtions à ce sujet, voir le chapitre Espace de stockage.
Créer / Modifier une étiquette de partition
L'étiquette (ou label) est le nom que l'on peut donner à une partition (ou volume).
- Cliquez sur la partition pour laquelle vous souhaitez créer ou modifier l'étiquette (la partition n'a pas besoin d'être démontée),
- puis cliquez sur l'icône des Options de partition supplémentaires (les engrenages
⚙en dessous des partitions – cette icône peut changer selon le thème choisi), - cliquez sur Modifier le système de fichiers,
- donnez le nom qui vous convient,
- entrez votre mot de passe.
Modifier la taille d'une partition
Attention, pour redimensionner une partition (ou volume), celle-ci doit être démontée (en cliquant sur l'icône Démonter – bouton stop ⏹ – juste en dessous). Attention, il est impossible de démonter la partition active (celle sur laquelle vous avez démarré). Pour redimensionner votre partition principale, il vous faudra donc démarrer sur un live USB.
- Cliquer sur le disque (à gauche de la fenêtre du logiciel). Les partitions du disque s'affichent à droite.
- Cliquer sur la partition (démontée !) du disque qu'on veut redimensionner.
- Cliquer sur l'icône des Options de partition supplémentaires (les engrenages
⚙en dessous des partitions – cette icône peut changer selon le thème choisi). Une liste déroulante s'affiche. - Cliquer sur Redimensionner (pas possible pour une partition exFAT).
- Choisir une nouvelle taille, et valider.
Supprimer une partition
Attention, pour supprimer une partition (ou volume), celle-ci doit être démontée (en cliquant sur l'icône Démonter (bouton stop ⏹) juste en dessous). Il est impossible de démonter la partition active (celle sur laquelle vous avez démarré). Pour supprimer votre partition principale, il vous faudra donc démarrer sur un live USB.
- Cliquer sur le disque (à gauche de la fenêtre du logiciel). Les partitions du disque s'affichent à droite.
- Cliquer sur la partition (démontée !) du disque qu'on veut supprimer.
- Cliquer sur le signe moins (
-) qui est en dessous de la partition.
L'opération n'est pas réversible, et toutes vos données seront perdues, donc soyez très prudents !
Déplacer une partition
Cette fonctionnalité n'est pas encore implémentée (en version 46). Pour l'instant il faut donc utiliser GParted, qui a cette fonctionnalité.
Monter une partition ponctuellement
Techniquement on ne monte pas un disque, mais une partition (volume). Bien sur, si le disque ne compte qu'une seule partition, cela ne fait en pratique pas de différence.
Un montage ponctuel permet de rendre accessible une partition externe en lecture et écriture quand vous le demandez.
Le plus simple n'est pas de passer par GNOME Disques, mais de cliquer sur la partition depuis votre gestionnaire de fichiers (ce qui monte le disque). Et clic droit → Démonter pour l'opération inverse. Il peut cependant être utile de monter ou démonter des partitions sans avoir à ressortir de GNOME Disques, par exemple pour faire une opération seulement réalisable sur une partition démontée.
Pour définir une partition (volume) à monter ou démonter :
- Depuis GNOME Disques, choisir un support de stockage (disque – panneau de gauche)
- puis cliquer sur une partition (volume – à droite de la fenêtre) pour la sélectionner
- monter ou démonter en cliquant sur le bouton play
▶/ stop⏹dédié. Le montage prendra fin automatiquement à la fermeture de votre session.
Monter une partition automatiquement au démarrage
Techniquement on ne monte pas un disque, mais une partition (volume). Bien sur, si le disque ne compte qu'une seule partition, cela ne fait en pratique pas de différence.
Un montage permanent permet de rendre accessible une partition externe en lecture et écriture à chaque démarrage.
Pour définir une partition (volume) à monter, vous devez le faire depuis l'installation Ubuntu dont vous souhaitez qu'elle accède automatiquement ("montage" au démarrage) à une partition tierce.
- Depuis GNOME Disques, choisir un support de stockage (disque – panneau de gauche)
- puis cliquer sur la partition à monter (volume – à droite de la fenêtre) pour la sélectionner
- puis cliquer sur l'icône des Options de partition supplémentaires (les engrenages
⚙en dessous des partitions – cette icône peut changer selon le thème choisi) puis sur Modifier les options de montage….
Montage simplifié
Décochez (désactivez) l'option Réglages par défaut de la session utilisateur. Votre montage automatique est normalement actif (vérifiez juste que les options Monter au démarrage et Afficher dans l'interface utilisateur sont bien cochées, et à défaut, cochez-les).
Cliquez sur "valider", et entrez votre mot de passe.
Redémarrez la session puis votre gestionnaire de fichier pour vérifier que la partition choisie est bien montée.
Montage : autres options
Après avoir désactivé "Réglage par défaut de la session utilisateur", on peut aller plus loin dans le paramétrage du montage automatique, mais ce n'est pas obligatoire.
- Dans la zone avec les options de montage, vous pouvez laisser les options par défaut, mais il est souvent conseillé de les remplacer par un simple
defaults. Si la partition est NTFS, FAT, ou exFAT, privilégiez alors une option de montage type ⇒rw,user,auto,exec,gid=1000,uid=1000,umask=002,utf8,codepage=850,shortname=mixed, voir un simplerw,permissions. - Pour Point de montage, laissez la valeur par défaut (vous pouvez saisir la votre, par exemple
/media/ma-partition, mais ne personnalisez que si vous savez ce que vous faite). - Pour S'identifier comme, vous pouvez laisser la valeur par défaut. C'est l'UUID qui est utilisé par défaut et convient parfaitement.
Vous pouvez changer d'autres options (point de montage, etc.), mais abstenez-vous si vous ne comprenez pas ce que vous faite.
Ci-dessous un paramétrage type pour un montage automatique de partition à chaque démarrage.
Seules les zones Point de montage et S'identifier comme sont spécifiques à chaque disque, mais le logiciel les propose lui-même. Attention : pour le montage d'une partition d'un disque externe, il faut laisser les options proposées de base nosuid,nodev,nofail,x-gvfs-show et ne pas faire ce qu'on voit sur cette photo, c’est à dire les remplacer par l'option unique defaults. Motif : cette dernière n'assure pas l'option nofail dans le cas où le disque externe n'est pas connecté.
Copier / restaurer une partition
On peut sauvegarder une partition (ou volume). Soit pour une future restauration (en cas de problème), soit pour la recopier sur de nombreux disques.
Sauvegarder une partition
- cliquez depuis GNOME Disques sur la partition à sauvegarder,
- allez sur les Options de partition supplémentaires (les engrenages
⚙en dessous des partitions – cette icône peut changer selon le thème choisi), - puis cliquez sur "Créer une image de la partition",
- saisissez l'emplacement de sauvegarde (qui doit avoir une place libre permettant d'accueillir l'image),
- entrez votre mot de passe.
La sauvegarde est assez rapide. La partition à sauver peut-être montée ou démontée, c'est indifférent.
Attention, l'image créée (fichier avec une extension .img) fera la taille de la partition d'origine. Si celle-ci fait 15 Go et ne contient que 10 Go utilisés, le fichier .img fera 15 Go, pas 10. Il est donc conseillé pour les partitions contenant beaucoup d'espace libre de commencer par réduire la partition au minimum, de lancer la sauvegarde, puis de rendre à la partition sa taille d'origine, cela afin de minimiser la taille de la sauvegarde .img. Pour redimensionner une partition, voir le chapitre ad-hoc de l'aide.
Restaurer une partition
- cliquez depuis GNOME Disques sur la partition cible (qui sera écrasée par la restauration).
- La partition cible doit exister (donc être formatée), et faire au moins la taille de la sauvegarde
.img. Si vous souhaitez copier sur de nombreux disques d'accueil, ceux-ci devront donc avoir au moins une partition de la bonne taille. - Une fois que vous avez cliqué sur la partition cible, aller dans les Options de partition supplémentaires (les engrenages
⚙en dessous des partitions – cette icône peut changer selon le thème choisi), - puis cliquez sur "Restaurer l'image de partition",
- choisissez l'image (
.img) à restaurer, - entrez votre mot de passe.
- la partition que vous avez écrasée via la restauration perd toutes ses données.
- Pour une recopie en masse de disques, il vous faudra sans doute travailler avec un live USB contenant GNOME Disques et pouvant accéder au fichier image (.img) à restaurer.
- Le GRUB (gestionnaire de démarrage) n'est pas dans les partitions sauvegardées. Si votre partition réinstallée écrase sa propre version antérieure (suite à une corruption, par exemple), le GRUB devrait toujours fonctionner, puisqu'il pointe sur une partition (à peu près) identique. Dans le cas inverse il faut remettre à jour le GRUB (
sudo grub-update) voir le réinstaller (en particulier pour le clonage) via unsudo grub-install /dev/sda(aest l'identifiant du disque, à changer si besoin) lancé depuis un live USB. De ce point de vue, la copie des partitions via GNOME Disques n'est pas une vraie solutions de clonage, laquelle est normalement capable de restaurer l'intégralité du disque, y compris le secteur de boot. Pour cloner, voir le chapitre dédié au sein de cette aide (ci-dessous).
Copier / restaurer / cloner un disque entier
Le terme « cloner » utilisé ici implique de copier l’image (fichier .img) intégrale d’un disque (avec éventuellement toutes ses partitions), qui servira soit à restaurer ce disque en cas de problème, soit à le copier sur de nombreux autres disques (clonage). La zone de démarrage (GRUB) est également clonée, et le disque restauré / copié / cloné démarre donc normalement sans réinstallation du GRUB. Le clonage d’un disque entier est donc plus large dans son action que la simple sauvegarde d’une partition.
Le bien connu clonezilla fait la même chose, mais avec plus d’options. Pour un usage moins développé, Gnome-disks devrait vous suffire.
Pour sauvegarder un disque entier
- Dans le panneau gauche de GNOME Disques, cliquez sur le disque à cloner
- démontez le disque à cloner (si une de ses partitions était montée, en cliquant sur l'icône Démonter (bouton stop
⏹) juste en dessous de la partition). Vous ne pouvez PAS cloner un disque monté / utilisé. Pour copier votre disque principal, vous devez donc démarrer sur un live USB Ubuntu. - Allez dans le menu sandwich
☰Options du disque (en haut à droite de la fenêtre) - cliquez sur Créer une image disque…
- indiquez le chemin où copier l'image disque (fichier
.img). Attention : l'image créée a exactement la taille du disque, même si celui-ci est partiellement vide. Le support de sauvegarde (en général un disque externe) doit donc avoir une taille égale ou supérieure à votre disque cloné, - entrez votre mot de passe : la sauvegarde du disque commence. Plus longue que la sauvegarde d’une partition, elle peut durer plusieurs dizaines de minutes (une barre de progression est affichée).
Les 3 étapes pour créer une image (un clone) du disque
Pour restaurer un disque entier
- Démarrez sur un live USB Ubuntu et lancez GNOME Disques,
- cliquez depuis GNOME Disques sur le disque cible (qui sera écrasé par la restauration, avec toutes ses données et toutes ses partitions),
- le disque cible doit faire au moins la taille de la sauvegarde
.img. Si vous souhaitez cloner sur de nombreux disques d'accueil, ceux-ci devront donc avoir au moins la taille du disque originel. Le disque cible n'a pas besoin d'être formaté (mais ce n'est pas gênant), - une fois que vous avez cliqué sur le disque cible, allez dans le menu sandwich
☰Options du disque (en haut à droite de la fenêtre) - puis cliquez sur Restaurer l'image disque…,
- choisissez l'image (
.img) à restaurer, - entrez votre mot de passe, la restauration commence (processus qui peut être assez long).
La partition cible (puisque c'est un DD qui est cloné, il peut y avoir plusieurs partitions) qui accueille le clone fait la taille de la partition d'origine. Si le disque cible est plus grand,il y a donc une partie du disque qui est inutilisée. Vous pouvez dès lors ajouter une dernière étape : redimensionner avec Gnome-disks la partition clonée pour qu'elle occupe désormais tout le disque. Voir pour ce faire le chapitre sur le redimensionnement.
Le secteur de démarrage ayant été restauré, vous pouvez directement démarrer sur le disque restauré ou cloné. Y compris pour des partitions Windows, normalement.
Attacher (monter) l'image disque
Cette fonction est disponible via le menu principal (dans la barre haute de l'interface gnome-shell - si vous n'êtes pas sur GNOME, ce menu apparaît tout en haut à droite de la fenêtre de GNOME Disques).
Cette fonction sert à monter une image de type .iso ou .img.
- Menu général GNOME Disques,
- "Attacher l'image disque",
- choisir l'image (fichier
.isoou.img) à monter, - le mot de passe d'accès peut vous être demandé.
L'image devient alors comme un nouveau disque (appelée Pseudo-périphérique dans GNOME Disques), accessible via GNOME Disques (dans le panneau de droite, comme pour tous les disques), mais aussi via votre gestionnaire de fichiers.
Le Pseudo-périphérique après son montage
Via GNOME Disques vous pouvez formater, supprimer et faire toutes les opérations classiques sur une partition.
Via votre explorateur de fichier, vous pouvez copier ou supprimer des fichiers (sous réserve d'un éventuel mot de passe).
Vous pouvez démonter (détacher) l'image disque tant via votre explorateur de fichier (clic droit / démonter) que via l'icône idoine de GNOME Disques (le menu sous les partitions).
Le montage n'est pas persistant, et cesse à la fermeture de votre session ubuntu.
Cette fonctionnalité permet de manipuler des fichiers images. Elle est réservée à des utilisateurs avertis qui maîtrisent les concepts associés.
Créer une image disque vide
Cette fonction est disponible via le menu principal (dans la barre supérieure de l'interface gnome-shell - si vous n'êtes pas sur GNOME, ce menu apparaît tout en haut à droite de la fenêtre de GNOME Disques).
Elle sert à créer une image de type .img contenant ce qui vous convient, et non la seule copie conforme d'une partition (ce qui se fait via "Créer une image de la partition") ou d'un disque (via "Créer une image disque").
- Menu général GNOME Disques,
- "Nouvelle image disque",
- choisissez la taille de l'image (vous pouvez choisir de travailler en Ko, en Mo ou en Go), son nom et son emplacement,
- cliquez sur "attacher une nouvelle image",
- cliquez sur le nouveau "Pseudo-périphérique" qui vient d'apparaître dans le panneau gauche de GNOME Disques,
- cliquez (dans la partie droite de la fenêtre GNOME Disques) sur la partition,
- Options de partition supplémentaires (les engrenages
⚙en dessous des partitions – cette icône peut changer selon le thème choisi), - "formatez la partition" (voir le chapitre de l'aide consacré à ce sujet).
Vous disposez désormais d'un pseudo-disque et d'une (ou plusieurs, selon vos choix) pseudo-partitions.
Depuis le gestionnaire de fichiers, cliquez sur la pseudo-partition qui vous intéresse : vous pouvez y copier ce que bon vous semble : l'image se met à jour et conserve vos modifications.
Vous pouvez de nouveau y accéder, sur n'importe quel machine en "montant" (ou "attachant") l'image, ce qui vous fera de nouveau apparaître une pseudo-partition dans le gestionnaire de fichier.
Cette fonctionnalité permet de manipuler des fichiers images. Elle est réservée à des utilisateurs avertis qui maîtrisent les concepts associés.
Superviser / réparer les disques et les partitions
GNOME Disques a plusieurs outils : pour tester la vitesse d'un support de stockage, vérifier les secteurs abîmés, gérer l'énergie …
Afficher les données détaillées du disque
La technologie S.M.A.R.T. est un protocole qui permet de suivre et contrôler l'état des supports de stockage. Elle affiche en temps réel (depuis GNOME Disques) les informations principales sur le support. Cette fonction doit être activée (elle ne l'est pas par défaut), mais est ensuite persistante (pas besoin de réactiver à chaque démarrage de GNOME Disques).
Pour afficher les données S.M.A.R.T. d'un support de stockage depuis GNOME Disques :
- Cliquer sur le disque (support)
- Cliquer sur le menu sandwich
☰Options du disque (en haut à droite de la fenêtre). - Cliquer sur Données SMART et auto-tests…
- Activer la coche qui est en haut à droite de la fenêtre des données SMART.
- Les données d'auto-test SMART sont désormais activées, et un bilan détaillé de votre disque apparaît dans cette même fenêtre Données SMART et auto-tests.
- Un résumé de l'état du disque est visible quand vous cliquez sur lui, sous la forme suivante :
Estimation : Le disque est sain, 9 secteurs endommagés (24 ℃ / 75 ℉)
Résumé des données SMART (sur la dernière ligne de cette capture de la page principale de GNOME Disques) :
Détail des données SMART (☰ Options du disque → Données SMART et auto-tests…) :
Performance d'un disque
Outre le contrôle des données S.M.A.R.T., il existe d'autres outils GNOME Disques :
- Sélectionner un disque.
- Cliquez sur le menu sandwich
☰Options du disque (en haut à droite de la fenêtre).
- Dans la liste des options, il existe une entrée Paramètre du disque…, qui permet d'activer ou de désactiver le cache en écriture. Conservez l'option par défaut si vous ne savez pas ce que vous faite.
- Il existe une autre option Test de performance du disque….
Vérifier la qualité d'une partition et la réparer
Si la partition douteuse est de type swap, la solution la plus simple en cas de problème est de la supprimer et de la recréer.
Pour les partitions Linux (généralement en ext4), GNOME Disques offre plusieurs options de vérification et réparation.
- Choisissez d'abord un disque puis une partition (volume) à tester.
- Cliquez ensuite sur l'icône des Options de partition supplémentaires (les engrenages
⚙en dessous des partitions – cette icône peut changer selon le thème choisi).
- Test de performance de la partition…
Ce test mesure les temps d'accès et de transfert des données. - Réparer le système de fichiers…
Là aussi la partition doit être démontée. Les anomalies sont réparées, dans la mesure du possible.
Désinstallation
Pour supprimer cette application, il suffit de supprimer son paquet. Selon la méthode choisie, la configuration globale de l'application est conservée ou supprimée. Les journaux du système, et les fichiers de préférence des utilisateurs dans leurs répertoires personnels sont toujours conservés.
Voir aussi
- GNOME Disques sur le site des GNOME apps.
- (en) Dépôt Git


























