Le terme "partition" peut être totalement nouveau pour le néophyte en informatique. Il est souvent utilisé à tort et à travers, souvent mélangé avec d'autres termes tels que "disque" et "système de fichiers". La présente page se veut être une introduction à la notion de partitions. Pour des informations plus détaillées, vous serez dirigés vers des sites de référence.
Le disque est un dispositif physique (disque dur, carte SD, clé USB, CD-ROM/DVD-ROM, disquette…) dans lequel on peut emmagasiner des données informatiques. C'est un matériel qui est interne (dans la tour) ou externe à l'ordinateur (relié à la tour par un câble aisément débranchable et déplaçable). Les données informatiques contenues dans ces supports physiques peuvent être écrites puis relues et sont conservées même en l'absence d'une source d'énergie pour maintenir le disque en activité. Les disques contiennent des milliards de données informatiques ; l'unité de mesure informatique est l'octet. (Plus d'informations sur les disques)
Puisque les disques emmagasinent de grandes capacités de données, il est important d'organiser ces données de manière à y accéder rapidement. La partition est une zone du disque, définie par l'administrateur de l'ordinateur, dans laquelle doivent être contenues des données similaires. Par exemple, l'administrateur définira une partition qui contient toutes les données relatives au système d'exploitation et les logiciels qui l'accompagnent ; il définira aussi une partition dans laquelle seront emmagasinés tous les documents personnels des utilisateurs de l'ordinateur ; il définira aussi une partition où sont stockées des données en cours de traitement ; etc. Le but d'une partition est de rassembler les données informatiques qui ont un lien commun. (Plus d'informations sur les partitions)
À l'intérieur de la partition, un système de fichiers doit être créé. Celui-ci sert à organiser les données à l'intérieur d'une partition. Un disque est composé de milliards de petits emplacements qui sont plus tard interprétées comme des données informatiques ; le système de fichiers permet de localiser à quel emplacement est enregistrée la donnée exacte demandée par l'utilisateur. Il pourrait être comparé à l'index d'un livre. (Plus d'informations sur les systèmes de fichiers)
Le tout pourrait être comparé à une petite bibliothèque personnelle contenant des encyclopédies :
On comprend donc que, pour être utilisé, un disque dur doit impérativement être partitionné (c'est-à-dire qu'on lui attribue une ou des partitions). Un disque doit être divisé en au moins une partition (soit une zone d'organisation occupant la totalité de l'espace de stockage disponible). L'attribution d'une seule partition dans l'ensemble du disque dur peut être pratique dans certains cas, comme un disque dur de stockage interne ou externe. Dans d'autres cas, comme l'installation d'une distribution GNU/Linux, cela devient limitatif.
Pour diverses raisons, un administrateur peut vouloir « fractionner » (partitionner) son disque dur en plusieurs sous-espaces, plutôt que de ne conserver qu'une seule zone d'enregistrement englobant l'intégralité de la capacité du disque. Il crée alors plusieurs partitions. Un disque dur (dans les ordinateurs de type IBM-PC) ne peut d'ordinaire contenir qu'un maximum de quatre partitions. Elles sont qualifiées de partitions primaires.
Dans le cas des systèmes GNU/Linux, l'administrateur a souvent besoin de créer plus de partitions. Pour s'affranchir de la limite de quatre partitions alors trop contraignante, il a été mis au point une technique consistant à fractionner une, et une seule, des quatre partitions: elle est alors qualifiée non plus de partition primaire, mais de partition étendue, qui joue le rôle d'un conteneur à partitions. Une partition étendue peut contenir entre 1 et 32 sous-partitions – appelés des lecteurs logiques.
Pour être utilisable, partitions primaires et lecteurs logiques, dans lesquels on enregistre directement des données, doivent être formatés – c'est-à-dire qu'ils doivent se voir attribuer un système de fichier et être préparés en conséquence. Par contre, une partition étendue, dans laquelle aucune donnée n'est directement enregistrée, ne doit pas être formatée.
La plupart des références faites aux schémas des disques durs sont basées sur les spécifications des ordinateurs de type IBM-PC, les plus répandus sur le marché. Dans ces ordinateurs, la table de partitionnement d'un disque dur est contenue dans un secteur particulier, appelé MBR (Master Boot Record), dans lequel il n'est défini que quatre descripteurs de partition.
Cette organisation date des premiers ordinateurs de type IBM-PC. Il a été depuis défini une nouvelle organisation, appelée "GPT", que l'on commence à voir apparaître sur de nouvelles générations d'ordinateurs, tels que ceux de type MacIntel, ou ceux qui utiliseront le système EFI. Dans cette organisation, la limite à quatre partitions a été supprimée, et il n'y a donc plus lieu d'y parler de partition étendue ni de lecteurs logiques. Howto_Comment identifier si les partitions sont GPT ou MBR
Enfin, pour ce qui concerne les disques conformes à l'organisation "MBR", bien que n'importe quelle partition primaire puisse être transformée en partition étendue, il est d'usage d'effectuer cette opération sur la dernière partition afin d'augmenter la flexibilité pour la gestion de l'espace alloué aux lecteurs logiques.
On me dit que ma partition racine d'Ubuntu s'appelle /dev/sda1. Qu'est-ce que cela signifie ou représente ?
Dans Ubuntu, un disque est désigné par l'appellation "sdX". Les lettres sd désignent le type de communicateur que doit utiliser le système d'exploitation pour utiliser votre disque dur (mass-storage driver). Peu importe le type de disque que vous branchez à votre ordinateur (disque dur interne, disque SSD, disque dur externe, clé USB…), tous vos disques sont nommés "sdX".
Dans la dénomination sdX, la lettre X représente la nappe et la position sur laquelle est branché physiquement le disque :
Comme les partitions sont une partie d'un disque dur, elles sont nommées comme leur disque dur suivies d'un suffixe numérique représentant leur position dans le disque dur. Par exemple, sda1 est la première partition du disque sda ; sda2 est la seconde partition du disque sda ; sdb1 est la première partition du disque sdb ; etc.
Notons cependant une chose : sous GNU/Linux, peu importe le nombre de partitions existant dans les disques durs, les noms sdX1 à sdX4 pour chacun des disques durs sont réservés aux partitions primaires et étendues, et les noms sdX5 et suivants sont réservés aux lecteurs logiques. Par exemple, sda5 représente le premier lecteur logique de la partition étendue du disque dur sda, et ce, même si ce disque est divisé en une partition primaire et une partition étendue qui contient un lecteur logique.
Quant à /dev/, il désigne un répertoire sous GNU/Linux qui est utilisé afin de communiquer avec ces partitions. Ainsi, /dev/sda1 est un fichier qui permet d'interagir avec le contenu de la partition sda1.
C'est une limitation imposée par le modèle MBR, utilisé dans la plupart des ordinateurs actuellement sur le marché (les IBM PC-compatible). Les ordinateurs exploitant un système EFI ne sont pas sujets à cette limitation, utilisant un schéma de table de partitions différent (le GPT)
Dans le modèle MBR, le MBR est une zone de disque dur de 512 octets réservée en début de disque dur. Dans cet espace n'est prévue une place suffisante que pour stocker des informations pour quatre partitions. Ce sont ces partitions (celles dont l'information est stockée dans le MBR) que nous appelons les partitions primaires.
Pour plus de souplesse, une partition primaire peut être troquée afin de devenir une partition étendue, un conteneur à lecteurs logiques. Il ne peut y avoir qu'une seule partition étendue sur un disque dur ; c'est une règle pour l'adressage des partitions. La partition étendue a la particularité de ne pas commencer avec la table d'allocation des fichiers, mais plutôt par un lecteur logique qui commence par un EBR qui permet de pointer vers le lecteur logique suivant, et ainsi de suite jusqu'au dernier lecteur logique. Les lecteurs logiques sont ainsi enchaînés, l'un donnant l'adresse du suivant.
L'ordre des partitions, que ce soient des partitions primaires ou étendues ou des lecteurs logiques, n'est pas attribué selon son emplacement dans le disque dur. Il est attribué selon l'ordre où elles sont créées.
Peu importe son emplacement dans le disque dur, la première partition sera adressée dans le premier espace de 16 octets de la table des partitions ; la seconde partition, dans le second espace de 16 octets ; et ainsi de suite. Par exemple, si vous créez d'abord, visuellement parlant, une première partition en fin de disque dur puis une seconde partition en début de disque dur, la partition située en début de disque sera adressée sdX2 et celle en fin de disque, sdX1. Ceci n'a aucun impact quant à l'utilisation de vos disques durs : ce ne sont que des adresses logiques pour identifier vos partitions.
Toutefois, dans un soucis de reconnaissance, nous vous recommandons de créer vos partitions selon l'ordre visuel selon lequel elles se retrouveront dans votre disque : créez d'abord une première partition en début de disque, puis une seconde partition immédiatement à la suite de celle-ci, et ainsi de suite. Même si l'ordinateur n'est pas affecté par l'ordre des partitions, vous pourriez, vous, mieux vous y retrouver.
GNU/Linux est moins capricieux que d'autres systèmes d'exploitation : n'importe quelle partition et lecteur logique peut être affecté à tous les usages (que ce soit pour la partition système, pour une partition de données personnelles, pour l'espace d'échange [swap], etc). Le format (ou système de fichiers) utilisé par la partition est renseigné dans la table de partitions du MBR (ou dans la table de l'EBR, dans le cas des lecteurs logiques) ; il est codé sur deux des 16 octets réservés à une partition.
Du fait de l'organisation du disque dur, une partition située en début de disque dur est plus rapide que la seconde partition, et ainsi de suite. Nous vous recommandons donc de placer vos partitions importantes (les partitions système et celles où se trouvent des données fréquemment accédées) en début de disque dur.
Formater une partition, c'est y créer un système de fichiers. Le formatage est une procédure qui consiste à créer un fichier d'index neuf dans lequel viendront se loger les informations de localisation des données informatiques dans la partition. Bref, c'est de remettre à zéro le contenu d'une partition pour y recevoir des nouveaux fichiers.
Il est possible que votre table de partitions (une zone d'information qui contient l'organisation des partitions dans votre disque dur) s'abîme. C'est généralement le cas quand vous effectuez un repartitionnement de votre disque dur (puisque vous réécrivez une nouvelle table de partitions ; si une erreur se produit, votre table est corrompue) ou avec du matériel en fin de vie (auquel cas il faudra penser à son remplacement prochain). Que faire pour ne pas perdre ses données contenues dans les partitions désormais inaccessibles ?
Des outils ont été créés pour vous permettre de reconstruire et réécrire une table des partitions saine, ce qui vous permettra de nouveau d'utiliser votre disque dur et d'accéder à vos partitions et leur contenu :